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Matières premières: l'or plonge, l'aluminium trébuche et le sucre remonte

17/09/2021 | 18:11
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Londres (awp/afp) - Le prix de l'or reculait sur la semaine, pénalisé jeudi par le bond du cours du dollar qui a poussé le métal jaune à son plus bas depuis un mois.

L'once d'or a reculé jeudi jusqu'à 1.745,31 dollars, un plus bas depuis mi-août.

"Les investisseurs aurifères essayent de se relever après le choc de jeudi, quand des données meilleures qu'attendu sur les ventes au détail américaines en août ont poussé le marché à prévoir un resserrement plus rapide de la politique monétaire", explique Han Tan, analyste chez Exinity.

Le total des ventes s'est élevé à 618,7 milliards de dollars, en hausse de 0,7% par rapport à juin, selon les données publiées jeudi par le département du Commerce.

Les analystes s'attendaient eux à une baisse de 0,7%.

De quoi redorer les perspectives de l'économie américaine, alors que les marchés se demandaient si la relance s'essoufflait.

Pour l'or, cela signifie que la Banque centrale américaine (Fed) peut envisager de normaliser sa politique monétaire, ce qui favorise le dollar et rend le métal moins attractif car son coût est plus élevé pour les investisseurs utilisant d'autres devises.

Par ailleurs, cela entraîne également une hausse des taux obligataires et rend les bons du Trésor plus attractifs que l'or, actif sans rendement.

Vers 15H30 GMT (17H30 à Paris), l'once d'or s'échangeait pour 1.752,92 dollars, contre 1.787,59 dollars la semaine précédente en fin d'échanges.

L'aluminium s'essouffle

Le cours de l'aluminium, qui avait atteint un plus haut depuis 2008 lundi, a reculé sur la semaine, les métaux de base souffrant de l'appréciation du dollar.

Comme l'or, leurs prix sont fixés en dollars sur le London Metal Exchange, et l'appréciation de la monnaie américaine pèse sur le pouvoir d'achat des investisseurs.

Le prix de l'aluminium a été dopé par une hausse des cours du charbon, et donc de l'électricité, en Chine: les fonderies de ce métal sont particulièrement énergivores.

"La limitation de l'offre en Chine continue de faire monter les importations du métal, ce qui entraîne une hausse des prix en Europe et aux Etats-Unis", commentent les analystes de UniCredit.

Par ailleurs, un coup d'Etat en Guinée, grand producteur de bauxite, minerai qui est transformé en aluminium, a nourri les inquiétudes du marché.

"La situation en Guinée va se stabiliser, et la pression des prix de l'énergie chinoise va se dissiper, donc le cours de l'aluminium va se calmer" en 2022, estime Bernard Dahdah, analyste chez Natixis.

A plus long terme, l'aluminium comme le nickel profiteront de leur emploi dans l'industrie des énergies renouvelables, ajoute-t-il.

De son côté, le cuivre a lui aussi reculé sur la semaine.

"Le Dr. Copper" comme on surnomme le métal rouge en raison de son rôle de prédicateur de la santé économique mondiale "reste sur des perspectives de demande élevée, mais qui sont remises en question par l'essoufflement du secteur immobilier chinois, une source cruciale d'achats", commente Ole Hansen, analyste chez SaxoBank.

Sur le LME, la tonne d'aluminium pour livraison dans trois mois s'échangeait à 2.883,50 dollars vendredi à 15H30 GMT (17H30 à Paris), contre 2.924,00 dollars le vendredi précédent à la clôture.

La tonne de cuivre pour livraison dans trois mois coûtait pour sa part 9.309 dollars, contre 9.694.50 dollars sept jours plus tôt.

Le sucre monte

Les prix du sucre, qui piquaient du nez la semaine précédente, ont gagné du terrain en milieu de semaine alors que les inquiétudes sur la récolte brésilienne persistent.

La hausse des prix était exacerbée sur les contrats à échéance plus proche: sur le marché londonien, la tonne de sucre blanc pour livraison en octobre a grimpé à son plus haut depuis mars 2017 à 519,60 dollars la tonne jeudi.

"L'idée d'un resserrement de l'offre à la fin de l'année circule sur le marché", commente Jack Scoville, analyste chez Price Futures Group.

Au Brésil, premier producteur de sucre, la hausse des prix du pétrole pousse à plutôt utiliser la canne pour faire de l'éthanol, ce qui limite l'offre.

Cela s'ajoute à une récolte peu abondante, après des gels hors-saison qui ont limité la pousse.

Mais "les craintes que la reprise des contaminations au Covid-19 n'entrave la relance économique, et donc la demande, persistent", prévient M. Scoville.

A Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en décembre valait 504,20 dollars vers 14H00 GMT (16H00 à Paris), contre 464,50 dollars le vendredi précédent à la clôture.

A New York, la livre de sucre brut pour livraison en mars valait 19,82 cents, contre 19,50 cents sept jours auparavant.

afp/rp


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