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maud1704 dans SUEZ - Il y a 10 ans arrow option
un objectif de cours inchangé à 16,20 euros
SUEZ ENVIRONNEMENT porté par un broker


(AOF) - Soutenu par l'avis positif d'un broker, Suez Environnement (+2,44% à 12,83 euros) figure parmi les plus fortes hausses du marché parisien. Selon une source de marché, Goldman Sachs a relevé sa recommandation sur Suez Environnement de Vendre à Neutre avec un objectif de cours inchangé à 16,20 euros, en raison de la récente performance du titre. Depuis que le broker a placé le titre dans sa liste des valeurs à Vendre le 3 novembre 2008, le titre a perdu 20,4%, contre une baisse de 7% pour le FTSE World Europe.

Le bureau d'études estime que l'exposition du groupe à la récession et au risque de liquidité est désormais intégré dans le cours qui a un potentiel de hausse sur 12 mois de 28% en ligne avec celui du secteur (+24%).

Si le titre révise à la baisse ses perspectives 2009/10 en mars prochain, cela n'aura qu'un impact limité sur le prix de l'action dans la mesure où le consensus a déjà été revu à la baisse.
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BelgInvest participe à cette discussion
BelgInvest - Il y a 9 ans arrow option
je VAD
Deuxième refus de la résistance avec une étoile filante confirmée le lendemain par une grosse rouge !!!!

Cette résistance a déjà soutenu 8 soulèvements !!

Retour sur 16,64 minimum !
  
  
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maud1704 dans GROUPE STERIA - Il y a 10 ans arrow option
Le premier tour d’horizon des problèmes et désavantages souvent rencontrés dans nosSSII...
MAJ 12.01.2009,Le premier tour d’horizon des problèmes et désavantages souvent rencontrés dans nos SSII...



Depuis plusieurs années, les débats sur nos forums de discussions, les témoignages que nous recevons, le suivi de la presse professionnelle et nos propres expériences nous permettent de dresser un tableau assez critique des conditions d’emploi en SSII à travers un certain nombre de problèmes et de désavantages (par rapport à l’emploi "en fixe") relativement fréquents.
Bien entendu, il ne s’agit pas de généraliser ces constats à l’ensemble de nos sociétés de services et de conseil, ni de les "diaboliser" excessivement.
Non seulement il y a des disparités entre elles, mais il ne fait aucun doute que l’informaticien en SSII a tout de même davantage de bonnes raisons d’être plus satisfait de son sort que de nombreux autres travailleurs... tout au moins quand la conjoncture lui est favorable.
Nous constatons néanmoins que les points évoqués ci-dessous relèvent de problèmes structurels et non pas conjoncturels, c’est bien là le point le plus préoccupant.

Voici donc le premier TOUR D’HORIZON des problèmes et désavantages SOUVENT rencontrés dans nos SSII... en gardant bien à l’esprit :
que SOUVENT ne signifie évidemment pas TOUJOURS : selon les points évoqués, cela va de quelquefois à très souvent.
que ces constats ne peuvent être généralisés à l’ensemble des SSII
que, s’agissant de "désavantages", nous avons surtout voulu faire une comparaison avec la situation des informaticiens embauchés "en fixe" dans les entreprises utilisatrices (ou utilisateurs : banque/finance/assurances, industrie, télécoms...), autrement dit dans les "vraies" entreprises.
Néanmoins, il est évident que les griefs exposés ici ne se limitent pas aux seules SSII, loin s’en faut, disons plutôt qu’ils concernent plus particulièrement les SSII...

Nous retiendrons principalement les POINTS (en caractères gras) dans le tour d’horizon ci-dessous.


0. VRAIS et FAUX SOUS-TRAITANTS
Un modèle économique calqué sur celui de l’intérim : la MAJORITÉ des SSII n’est formée que de simples fournisseurs de main d’œuvre et non de vrais fournisseurs de services, c’est à dire de véritables sociétés d’expertise. Ce sont là en réalité de faux sous-traitants qui se rendent coupables (avec leurs clients) de prêts illicites de main-d’œuvre et délits de marchandage dans les prestations d’assistance technique (régie) (1).
Ces sociétés "d’intérim de luxe" (que l’on retrouve principalement parmi les sociétés de moins de 100 personnes qui regroupent 97% des entreprises du secteur pour 52% des effectifs) n’offrent aucune réelle valeur ajoutée ni à leurs collaborateurs (pas d’encadrement technique, d’accompagnement de carrière, de formations/séminaires internes, de fonds de connaissances, de tutorat...etc) ni à leurs clients (pas de savoir-faire spécifique, pas de projets gérés au forfait) en jouant simplement le rôle d’intermédiaires commerciaux. Elles n’ont aucune raison d’être et représentent une concurrence abusive vis à vis des indépendants comme des sociétés d’intérim.
A l’opposé, les vraies sociétés de service et de conseil dont le métier repose sur une réelle expertise pouvant bénéficier aussi bien aux collaborateurs qu’aux clients (entreprises réellement spécialisées dans un domaine technologique, applicatif ou fonctionnel) et sur la gestion de projets au forfait, ou bien encore sur l’innovation, se voient décrédibilisées par tous les "marchands de viande" du secteur.
Il est frappant de constater que ni le Syntec ni le Cigref ne prennent leur responsabilité sur ce problème majeur qui touche à la régulation et à la professionnalisation du secteur des services IT, et ce ni par la diffusion de moyens de différenciation (normes qualitatives, critères de sélection des sociétés membres pour le Syntec et prestataires pour le Cigref...), ni par des programmes d’accompagnement des petites sociétés (Syntec), ni même simplement par des prises de position...

1. OFFRES D’EMPLOI ET RECRUTEMENTS
Surnombre des offres et des recrutements "bidons" (2) : annonces marketing, stockage de CV, démultiplication de la même annonce par différentes sociétés répondant à un même appel d’offre (soit autant de recrutements abandonnés par la suite), entretiens à des fins de renseignements commerciaux... les SSII sont les meilleurs clients des sites de recrutements ! Mais ceci représente souvent une perte de temps pour les candidats.
Forte discrimination à l’embauche sur le critère d’âge (quadras, quinquas... surtout pour les profils les plus techniques - développement, systèmes, réseaux, administrateurs - qui représentent 80% des postes d’informaticiens) (3) résultant le plus souvent du dictat des clients qui laissent aux SSII la responsabilité d’assumer le recrutement et la gestion des compétences des informaticiens tout en leur imposant leurs critères de sélection avec une présentation préalable des candidats (et sélection sur CV).
Le secteur s’enfonce toujours plus dans un modèle économique basé sur le JEUNISME (moyenne d’âge : 34 ans, une des plus basses de tous les secteurs d’activité), avec une accélération rapide et illusoire des débuts de carrière qui s’avère dangereuse au final pour l’allongement des durées d’activité (voir 5. CARRIÈRE, FORMATION), où les marges sont faites principalement sur les jeunes et où les plus expérimentés ("seniors") se retrouvent paradoxalement les moins employables notamment pour des questions de salaire.
Les reconversions d’informaticiens sont fréquentes passé la quarantaine.
Flexibilité et recrutements "stop and go" : les SSII sont pour la plupart des sociétés de "fluidification de la main d’oeuvre" chargées d’absorber les chocs de la conjoncture ainsi que la flexibilité que les clients reportent sur elles (à défaut de pouvoir l’obtenir plus facilement chez eux), d’où une dépendance très forte des recrutements avec les cycles d’investissements.
Les politiques de recrutement sont généralement à "flux tendus" : le stock des ressources humaines (variables d’ajustement de la conjoncture) doit s’adapter en permanence au volume d’affaires pour que le taux d’intercontrat soit le plus faible possible (d’où la tentation du contrat de mission), les ajustements se faisant au moyen des licenciements et incitations à la démission (voir "nombreux licenciements abusifs" dans 6. MANAGEMENT et GRH).
La visibilité réelle sur le marché, en terme de carnets de commandes, est de l’ordre de 6 à 12 mois seulement pour la majorité des SSII.
Des recrutements qui se font donc essentiellement sur mission plutôt que sur profil (sauf en cas de très bonne conjoncture) : un avantage potentiel à court terme mais qui n’enlève pas les incertitudes à moyen terme et qui explique pourquoi les SSII sont pour la plupart des "sociétés d’intérim de luxe".
Communication alléchante mais souvent trompeuse (slogans, plaquettes, discours stéréotypés... nouveau : les "recrutements ludiques") : dans la plupart des cas, ce sont là des subterfuges qui ne font que masquer la pauvreté de l’offre de la plupart des SSII.
Le salaire, le poste et le lieu de travail après embauche ne correspondent pas toujours aux annonces, les recruteurs (souvent des assistant-e-s de recrutement stagiaires) ne connaissent rien ou si peu à l’informatique...
Concentration géographique très forte de l’emploi sur l’Ile de France (environ 60% des postes d’informaticiens, et plus de 70% des offres d’emploi), une situation qui ne semble guerre évoluer malgré le développement des centres de services en province et qui ne convient pas à tout le monde...
Un taux de CDI certes un peu plus élevé que le taux moyen du marché du travail (95% contre 87%) mais moins élevé que dans les entreprises utilisatrices et avec un taux de CDD en progression (74% de CDI pour 26% de CDD signés en 2006). Un avantage à nuancer fortement du fait de l’importance des licenciements (voir "nombreux licenciements abusifs" dans 6. MANAGEMENT et GRH).
(...)

2. RÉMUNÉRATIONS
Inférieures à celles en entreprises utilisatrices (la rémunération moyenne des ingénieurs en SSII est la plus basse du marché, juste devant l’agriculture, selon les enquêtes du CNISF et de l’APEC (4) ).
La hausse des rémunérations (en périodes fastes...) ne concerne que les débutants, les informaticiens les plus expérimentés (> 10 ans exp) subissent pour la plupart une stagnation de leur rémunération et s’en plaignent de plus en plus fréquemment (5) .
Des rémunérations soumises - sur le long terme - à différents facteurs de blocage :
. tout d’abord la réduction des coûts, objectif prioritaire des clients et des prestataires, qui a pour conséquences principales les pressions sur la masse salariale ainsi que le dérobement au coût du travail par le "cercle vicieux" des délocalisations offshore / onshore (ces pratiques freinant mécaniquement à leur tour les rémunérations tout en créant du dumping social, cf. la partie 8. DUMPING SOCIAL...)
. autres facteurs de blocage des rémunérations : leur indexation fréquente sur le Taux Journalier Moyen (TJM), à savoir le prix de facturation du collaborateur au client, et la sous-traitance en cascade du fait des marges intermédiaires (tout particulièrement pour les indépendants).
Gestion de la rémunération de plus en plus individualisée et axée sur la part variable (elle-même souvent liée aux marges d’exploitation...et aux aléas des projets + inégalités dans le versement des primes favorisant les chefs de projet et managers).
Fortes inégalités salariales entre les emplois d’ingénieurs et les emplois commerciaux (qui représentent entre 20 et 30% du CA sans aucune contribution à la satisfaction client...)
Rareté ou faiblesse de la participation/intéressement.
Heures supplémentaires non prises en compte et jamais payées (surtout pour les ETAM).
Minima conventionnels particulièrement bas (jusqu’au mois de juillet 2007, la moitié de la classification ETAM était en dessous du SMIC !!!)
(...)

3. TRAVAIL :
Contrats de travail présentant souvent des clauses illicites ou abusives (ex. clauses de dédit-formation sur la durée et/ou le montant, clauses de mobilité sur le périmètre, clauses de non-concurrence/confidentialité sur l’étendue et/ou la contrepartie...) : les SSII ont horreur du partage des risques !
Présentation préalable chez le client consistant en une nouvelle sélection sur profil (trafficotage fréquent du CV par le commercial faisant peser des risques ultérieurs au collaborateur, comme un licenciement pour insuffisance professionnelle ou de résultats...)
Isolement fréquent des collaborateurs en régie (cas des 2/3 des informaticiens en clientèle) avec des missions qui peuvent s’éterniser.
Double subordination client + manager fréquente bien qu’illégale : les collaborateurs, parfois pris en porte-à-faux vis du client, ignorent qu’ils sont souvent au centre d’un prêt illicite de main d’œuvre voire d’un délit de marchandage.
Stress professionnel et pression morale souvent importants (véritables outils de management).
Principaux facteurs anxiogènes et sources de dépressions au travail :
. Horaires à rallonge (heures supplémentaires souvent mal ou non prises en compte)
. Contraintes sur les délais de livraison, objectifs difficiles voire impossibles à atteindre (motivation entretenue artificiellement par des primes variables de plus en plus fréquentes, et parfois par les systèmes de notation et entretiens d’évaluation des salariés)
... conséquences directes de la réduction des coûts.
. Problèmes de management et mauvaise reconnaissance des salariés détachés (la hiérarchie est souvent multiple et fragmentée entre le client et la SSII, la pseudo-autonomie accordée au salarié déporte en réalité la responsabilité de l’entreprise sur l’individu qui pourra ainsi être licencié plus facilement).
. L’industrialisation des services avec ses indicateurs, SLA (accords sur la qualité de service), certifications et référentiels en tous genres où réduction des coûts, normes de qualité et respect des délais font souvent mauvais ménage
. Des métiers en évolution constante, soumis à des effets de mode et de marketing important, où la nécessité de se remettre en cause est permanente (autoformation, veille personnelle...), et ajouté à cela des incertitudes courantes sur l’avenir des sociétés et des missions (restructurations, changements incessants de stratégie des clients...)
. De la pression morale... au harcèlement moral, le summum du stress professionnel (nombreux témoignages sur nos forums)
On signale chaque année des suicides d’informaticiens au travail. (6).
Obligation d’assumer le cas échéant des fonctions ou tâches inférieures à celles assumées habituellement (pour une durée maximum de 6 mois...en théorie : article 8 de la Convention)
Conditions de travail souvent médiocres dans des bureaux exigus, des open-space ou des bureaux "d’entassement" ne remplissant pas toujours les réglementations en vigueur et recommandations Afnor relatives à l’aménagement des lieux de travail, que ça soit chez les clients ou même aux sièges de certaines SSII (non prévus pour accueillir la majorité des collaborateurs !).
Périodes d’intercontrat sans véritable cadre juridique et souvent synonymes d’inactivité, pendants lesquelles les managers vous demandent fréquemment de prendre vos jours de congés payés et RTT...ou bien vous l’imposent (cf. point suivant) !
Dates de congés et RTT souvent fixées par le manager en dernier ressort (article 26 de la Convention) et parfois même, en toute illégalité, par le client.
Pressions commerciales sur le collaborateur (invité parfois à être plus "pro-actif" vis à vis du client, c’est à dire faire aussi un travail de commercial !)
Possibilité de participation ou de conduite de projets offshore (ingrat et sans intérêt sur le plan professionnel : surabondance des spécifications et des tests, problèmes de communication, différences culturelles ou liées au management, lourdeurs et lenteurs du travail à distance, turnover des équipes offshore, etc....
Possibilité d’astreintes, de travail de nuit et le dimanche.
(...)

4. DÉPLACEMENTS ET MOBILITÉ GÉOGRAPHIQUE :
Déplacement régulier du lieu de travail avec l’alternance des missions dont la durée moyenne est de 6-12 mois (au moins 2/3 des collaborateurs des SSII sont en mission chez un client, avec parfois même plusieurs missions à des endroits différents).
Clause de mobilité quasi-généralisée dans les contrats et mobilité de plus en plus fréquente en France comme à l’étranger (cas général : pas de prime spéciale, simple remboursement des frais).
Problèmes assez courants de remboursements de frais professionnels, défraiements et compensations (ex. temps de trajet) avec notamment le système des "indemnités forfaitaires de frais".
Déménagement de plus en plus souvent exigé en cas de mobilité lointaine.
Chantage à la mobilité (mutation) souvent utilisé comme moyen d’incitation à la démission (licenciements fréquents pour cause de refus de mobilité).
On comprend mieux pourquoi les SSII raffolent des célibataires (question souvent posée au cours des entretiens de recrutement) : la vie de famille y est parfois impossible ou, tout au moins, en prend un sacré coup !
(...)

5. CARRIÈRE, FORMATION
Absence de participation à un vrai projet d’entreprise, facteur essentiel de motivation (à la différence des entreprises utilisatrices).
Catalogage et enfermement dans un profil-type (moins de polyvalence que dans les entreprises utilisatrices).
Classification professionnelle dévalorisée (difficultés à se positionner dans la grille de classification, sous-classification fréquente par rapport au salaire dans les contrats de travail).
GRH et GPEC au rabais (7) (des progrès récents, toutefois, dans certaines SSII) : beaucoup de DRH et managers estiment qu’il ne sert à rien de rechercher à fidéliser les collaborateurs en investissant sur le capital humain (formations/gestion des compétences...) d’une part en raison de leur "bougeotte" (turnover élevé dans beaucoup de SSII), d’autre part en raison de la relative imprévisibilité des futures missions et des difficultés supposées à mettre en oeuvre la GPEC (en raison de l’évolution relativement rapide de nos métiers et des technologies).
Evolution professionnelle et accès à la formation aléatoires (au petit bonheur la chance des missions et de l’évaluation approximative de managers qui n’encadrent pas au quotidien les collaborateurs détachés en clientèle).
Des débuts de carrières souvent accélérés, répondant à l’ambition légitime des jeunes collaborateurs (...), mais dont la progression rapide est fondamentalement basée sur un leurre ! Cette accélération illusoire et dangereuse (ex. chefs de projet/consultants SI/architectes... après 2 ou 3 ans de carrière - voire parfois fraichement sortis de leurs grandes écoles - contre une dizaine d’années auparavant) est en effet une conséquence logique du jeunisme de notre secteur (voir 1. OFFRES D’EMPLOI ET RECRUTEMENTS) où l’expérience n’est plus suffisamment valorisée et où l’on devient souvent considéré comme "vieux" dès la quarantaine, ou "trop cher" après une dizaine d’années d’expérience, aidé en ce sens par un arrivisme et parfois un élitisme savamment entretenus par nos DRH et managers.
Tout ceci ne fait que nuire au professionnalisme de nos métiers, à la réussite des projets, à la confiance des clients (les moins naïfs) et surtout à l’allongement des durées d’activité (reconversions fréquentes de "seniors").
Sous-utilisation chronique des plans de formation par les SSII :
. Le FAFIEC, l’OPCA de la branche Syntec, est excédentaire chaque année (8) (il est arrivé qu’une partie des fonds excédentaires soient reversés indirectement aux sociétés, sans compter que certaines SSII magouillent avec le Fafiec : faux contrats de formation, création de pseudo-centres de formation internes...).
. Nombre moyen de jours de formation par an inférieur à celui dans les entreprises utilisatrices selon étude Apec (mais quelques progrès récents dans certaines SSII).
En période de crise, beaucoup de SSII rechignent à former leurs collaborateurs en raison de la faiblesse des budgets, préférant bien souvent la voie du licenciement. En période de bonne conjoncture, les mêmes estiment qu’il n’y a pas assez de temps pour cela... il faut faire du chiffre tant que c’est possible ! Si bien que l’autoformation avec les "moyens du bord" est le plus souvent la règle...
Difficultés à disposer du DIF (surtout en période de démission) en raison du refus d’employeurs, ou au contraire, de son "détournement" (DIF imposé au collaborateur contre son gré au titre d’une formation d’appoint en mission).
(...)

6. MANAGEMENT et GRH (Gestion des Ressources Humaines)
Rattachement hiérarchique à des managers/commerciaux faisant office de responsables RH (visions de rentabilité court-termistes, manque de compétences en législation sociale, décalage entre les politiques RH et leur application sur le terrain par méconnaissance des accords signés avec les IRP...)
Problèmes d’éthique assez courants (contournements du droit du travail et des dispositions conventionnelles, clauses abusives dans les contrats, cas de harcèlement moral...)
Nombreux licenciements abusifs pour motifs personnels, qui sont trois fois plus nombreux que les licenciements économiques (9) . Cas les plus fréquents : le refus de mission et le refus de mobilité (cas légitimes en cas de mission inadaptée ou inférieure à ses compétences, ou bien de mission imaginaire à l’autre bout de la France...), la faute imaginaire ou l’insuffisance professionnelle (cas généralement non justifiés). Plus rarement : l’insuffisance de résultats, la perte de confiance (motif pourtant désuet) et autres motifs bidons.
Autres situations délictueuses : les transactions irrégulières et les ruptures abusives de périodes d’essai (souvent doublées)... les inspections du travail et les prud’hommes connaissent très bien les SSII !
(...)

7. DÉMOCRATIE SOCIALE ET AVANTAGES SOCIAUX
Rareté des IRP (Instances Représentatives du Personnel) et des syndicats pour s’informer et se défendre (quand il existent, les délits d’entraves ou inversement les copinages avec la direction ne sont pas rares).
Rareté des avantages sociaux (profitant surtout à la direction et aux salariés travaillant au siège).
Comités d’entreprise (CE) souvent "vassalisés" par la direction ou par des cadres proches.
Multiplication des filiales pour éviter les effets de seuil (et donc les "contraintes" sociales).
Reporting social (bilans sociaux) quasi-inexistant ou médiocre.
(...)

8. DUMPING SOCIAL :
Par l’immigration économique : recours fréquent, par les SSII et par certaines grandes entreprises, à une main d’oeuvre flexible et bon marché provenant des pays "low-cost" (Inde, Maghreb, Europe de l’Est...) - soit par embauche directe, soit par le recours à de pseudo-indépendants, soit de plus en plus fréquemment par détachement de salariés (carte de séjour "salarié en mission") depuis des SSII ou filiales offshore - d’informaticiens étrangers souvent payés en deçà des salaires réels du marché voire au niveau des minima salariaux conventionnels (quand ce n’est pas en toute illégalité avec les salaires de leurs pays d’origine...) (10) .
Par l’exploitation de stagiaires dans des conditions de "sous-salariat" : facturation aux clients de stagiaires-prestataires (rémunérés a minima) placés sur des projets commerciaux + stages de durée excessive (afin de coller à la durée des projets qui dépassent souvent les 6 mois) en recourant parfois à une main d’œuvre étrangère flexible, très bon marché et au final exploitée.
On observe également le même type de dumping social avec des prestataires en contrat de professionnalisation (payés aux environs du SMIC...)
Autant de situations qui freinent - au mieux - mécaniquement les rémunérations des débutants sur le long terme...
(...)

9. CONVENTION COLLECTIVE SYNTEC (+ accords de branche et négociations paritaires)
Une convention ancienne et "fourre-tout" qui reste l’une des moins favorables aux salariés (malgré un certain nombre de petites dispositions intéressantes mais très peu connues et appliquées...)
Problèmes de dialogue social dans la branche Syntec (blocages fréquents dans les négociations paritaires).
(...)

10. INDÉPENDANTS et TPE :
Politiques anti-concurrentielles de référencement des prestataires par les grands comptes à l’avantage des grandes et moyennes SSII conduisant les petites SSII et les indépendants à de la sous-traitance en cascade.
Verrouillage commercial du marché par les SSII : environ la moitié des freelance se voient contraints de passer par une SSII pour leurs missions (intermédiaire purement commercial et donc superflu dans la plupart des cas ayant pour conséquences une baisse des marges d’environ 20%, parfois des problèmes de subordination...)
(...)

...etc etc etc

Rappelons qu’un GRAND NOMBRE d’informaticiens sont définitivement "écoeurés"des SSII après avoir été virés comme des malpropres dans les années 2001 à 2004 (à lire à ce sujet : liens 1 et 2), tout en sachant que les licenciements (pour la plupart abusifs) continuent dans les SSII...

Cette liste n’est pas exhaustive... informaticiens, nous comptons sur vous pour nous aider à la compléter et à l’améliorer (écrivez-nous ou apportez vos commentaires ci-dessous !)

Nous travaillons également sur plusieurs projets collaboratifs relatifs aux SSII (pièges à l’embauche lors des entretiens avec les recruteurs, pièges liés au contrat de travail, pièges liés à la convention Syntec, pièges des SSII à l’encontre des clients...), chacun est invité à y participer sur notre WIKI.

Bien souvent, les jeunes recrues des SSII, qui n’ont connu que ces sociétés (et qui ne connaitront peut-être qu’elles), qui plus est dans un contexte conjoncturel qui leur est favorable, n’ont pas encore conscience de tous ces problèmes (quelques années sont généralement nécessaires pour y voir plus clair...) : beaucoup font preuve d’une certaine naïveté (pour ne pas dire une certaine suffisance) par manque de repères et de comparaisons possibles. Et c’est ainsi que toute une génération plus ou moins résignée subit progressivement une mise en condition dictée par le "moins-disant professionnel" !

Quelques aspects positifs... du moins en théorie :
La mobilité professionnelle est le principal avantage des SSII, tout au moins quand les conditions suivantes sont respectées.
Connaissance d’entreprises et de secteurs différents (favorise l’adaptabilité professionnelle et les relations humaines, mais au prix d’une certaine instabilité du lieu de travail).
Variété des projets et des technologies (mais peut exister aussi dans les entreprises utilisatrices au prix de formations régulières, d’une bonne GRH et d’une bonne gestion des SI et des projets).
Meilleures possibilités de carrière pour l’expertise technique et la gestion de projet (peut être aussi le cas dans les entreprises utilisatrices).
Accord de branche sur la formation professionnelle du 27/12/2004 (mais insuffisamment appliqué en pratique par les SSII) et certaines dispositions récentes autour de la formation (programmes financés par le Fafiec, tels que les actions collectives).
Accord de branche sur la prévoyance
(...aidez-nous à en trouver plus !)

Une question en conclusion : les choses évoluent-elles plutôt dans le bon sens ou plutôt dans le mauvais sens ?
Impossible à répondre de manière catégorique...
Certaines choses semblent évoluer plutôt dans le bon sens sous l’impulsion des partenaires sociaux (ex. formation), d’autres dans le mauvais sens (ex. jeunisme, mobilité géographique imposée, rémunération).

Signalons par ailleurs ces initiatives intéressantes... sans oublier le modèle économique très intéressant des coopératives (SCIC/SCOP) où l’on est "salarié-indépendant", à la fois acteur et décideur.
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acrouan et 1 autre membre participe à cette discussion
acrouan - Il y a 10 ans arrow option
Pas lu : vu ! Résumé STP ? @+
  
  
kristof92 - Il y a 9 ans arrow option
RETOUR à la SOURCE (munci.org)...
Source :

http://munci.org/20090906/Emploi-et-conditions-de-travail-en-SSII-tour-d-horizon-des-problemes-et-desavantages-relativement-frequents
  
  
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maud1704 dans NATIXIS - Il y a 10 ans arrow option
Immobilier - Chronique d’une catastrophe annoncée etLa BCE va rendre l’immobilier attrayant
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Jeudi 15 janvier 2009 - 10:24
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Immobilier - Chronique d’une catastrophe annoncée
Christophe-Emmanuel Lucy, le jeudi 15 janvier 2009 à 04:00






Le nombre de crédits relais explose, les mises en chantier de logements neufs reculent, l’immobilier ancien fléchit. Les espoirs placés dans la pierre s’envolent.
N’en déplaise aux thuriféraires et encenseurs de la bulle spéculative immobilière, la FNAIM évoque dans sa dernière étude la possibilité d’une baisse des prix de l’immobilier de l’ordre de 10 % pour l’année 2009 et n’espère plus la moindre stabilisation avant 2012.

L’optimisme n’est décidément plus de mise, fini la « stagnation » des prix ou l’« atterrissage en douceur » des prix. Après une croissance des prix de l’immobilier de l’ordre de 123 % dans la capitale au cours de la décennie écoulée, une lente décroissance s’amorce.

La correction progressive des évolutions sur les prix s’est bel et bien produite, d’abord en 2006 et en 2007 avec un ralentissement de la hausse des prix, puis, au cours du premier semestre 2008, avec la stabilisation de ces derniers. Sous l’impact de la crise de confiance qui touche les établissements financiers, mais également du fait de la contraction du pouvoir d’achat des ménages liée au retour de l’inflation et au ralentissement de la croissance, les équilibres antérieurs se sont rompus, avec dans un premier temps une contraction des volumes, rapidement suivie dans un second temps d’une baisse des prix, d’abord dans le neuf (baisse des mises en chantier, ventes de logements neufs) et désormais dans l’ancien.

Aucun doute, la crise financière est passée par là et accélère le recul des prix, entraînant la première baisse enregistrée dans l’immobilier depuis 1996, située autour de – 2,9 % au troisième trimestre 2008 et de – 6,5 % au quatrième. La FNAIM prête le flanc aux critiques éventuelles de la profession en pronostiquant une courbe descendante des prix de l’immobilier en 2010 et en 2011 respectivement de 5 et de 3 %.

La raréfaction du crédit


A l’origine du recul des prix, de l’ordre de 3,1 % en moyenne sur l’Hexagone, se situe le phénomène de la raréfaction du crédit lié à la frilosité des établissements bancaires, un tant soit peu échaudés par la crise des subprimes (crédits hypothécaires d’outre-Atlantique). Selon René Paillincourt, président de la FNAIM, « la demande de crédit est toujours très importante, mais les ménages ont des difficultés à construire leur apport personnel. Si les banques desserrent un peu leurs exigences en matière de prêt, on devrait avoir une reprise de l’activité dès l’année 2010 ». Un message visiblement entendu par Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances, qui lors de ses vœux à la presse entendait conserver sa « détermination personnelle à améliorer la situation du crédit, notamment du crédit immobilier, et faire pression sur les banques ».

A l’heure où nous bouclons, la Banque centrale européenne doit procéder à un abaissement de son principal taux directeur (sur lequel sont indexés les taux de prêt immobilier) de l’ordre de 0,5 %, l’établissant alors à 2 %. En permettant ainsi une lutte plus efficace face à une récession qui progresse au sein de la zone euro, de l’avis de la plupart des observateurs, la baisse du taux de la BCE ne peut que favoriser la relance du marché du crédit, et de facto concourir à la relance d’un marché grippé. Gageons que l’octroi prochain aux banques de quelque 10,5 milliards d’euros pourra également concourir à cet élan.

Le taux d’intérêt à long terme des marchés financiers (intitulé « OAT 10 ans »), qui sert de référence au taux fixe des prêts immobiliers, aujourd’hui situé à 3,80 %, est en baisse depuis l’été 2008, quand il avait atteint son plus haut niveau de l’année à 4,86 %. L’affaiblissement des tensions inflationnistes dans la zone euro conduit à une baisse des taux à court terme des marchés financiers qui servent de référence aux taux variables. C’est pourquoi les taux des prêts immobiliers, qui ont amorcé un mouvement de baisse en novembre et en décembre dernier, devrait se poursuivre en 2009. Pour la plus grande joie des emprunteurs !

Deuxième phénomène au regard de la croissance quasi exponentielle des prix des biens immobiliers, les propriétaires, malgré la récession, peinent à comprendre qu’il faut vraiment baisser leurs prétentions pour réussir à vendre. L’allongement des délais de cession conjugué au recours massif à des crédits relais lors de l’acquisition d’un nouveau bien laisse augurer la multiplication des saisies opérées par les banques. De bonnes affaires en perspective ?

Le parfum enivrant des prêts


Le 1er février prochain, les particuliers découvriront un prêt à taux zéro au montant doublé (plafond passant de 32.500 à 65.100 euros jusqu’au 31 décembre 2012) ainsi qu’un tout nouvel éco-prêt à taux zéro. Ce dernier sera exclusivement dévolu aux travaux d’aménagement et de rénovation s’intégrant dans une démarche de développement durable (performance énergétique). En cours de négociation avec les établissements bancaires, cet éco-prêt à taux zéro devrait proposer aux propriétaires un montant maximal de 30.000 euros pour une surface habitable limitée à 300 mètres carrés. A l’image des marchés boursiers il pourrait se révéler utile d’acheter au son du canon et de vendre au son du violon…

La BCE va rendre l’immobilier attrayant
C’est aujourd’hui que la Banque centrale européenne (BCE) diminuera une nouvelle fois son taux directeur. La baisse de 0,5 % l’établira à 2 % en réaction à la dégradation de l’économie dans la zone euro. Indexé sur ce taux directeur, celui des emprunts immobiliers avait commencé à faiblir au cours du mois de décembre, et ce pour la première fois depuis 2005. Selon la FNAIM, cette baisse devrait atteindre 4,5 % en 2009. Toujours selon la FNAIM, le maintien des taux à un plancher historiquement bas devrait permettre une chute du prix des logements anciens de l’ordre de 10 %. Mais les professionnels de l’immobilier dénoncent le durcissement des conditions d’accès aux emprunts, les banques exigeant désormais un apport minimum de 20 %, ce qui ralentit les effets de la baisse.

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langelo et 4 autres membres participent à cette discussion
langelo - Il y a 10 ans arrow option
des drames a venir et quand je pense a tus ces jeunes qui rampaient pour mendier un credit sur 35 ans afin d'acheter en haut de bulle un bien surevalué on peut se poser des questions sur le systeme de dupes qui a sevit dix ans en france
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zenzenzap - Il y a 10 ans arrow option
Du credit et encore du credit!
La hausse de l'immobilier..elle est due à quoi? : A l'augmentation de la durée d'amortissement des prets...qui a permis d'entretenir à la hausse les prix de l'immobilier.
Recette classique maintenant...pour freiner la chute des ventes et soutenir les prix..on abaisse les taux. Resultat: Endettez vous braves petits.....et soutenez par votre foi en l'avenir le patrimoine des riches proprietaires qui pourrront ainsi vendre au plus haut.
NAN! Faut que les prix baissent.....et pour ca que les proprietaires lachent! Mais ils ne veulent rien lacher...trop habitués à une hausse des prix désormais insoutenable pour les acheteurs. c'est donc encore aux acheteurs de s'endetter sur 30 ans et plus?......Pis quoi encore? conclusion: N'acheter plus..ne vous endettez plus..et attendez que ca baisse.
C'est seulement quand ca aura bien baissé...qu'on aura retrouvés un vrai pouvoir d'achat.
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zenzenzap - Il y a 10 ans arrow option
Les taux n'ont jamais étés aussi chers!
He oui...car un taux en lui meme ne signifie rien. Un taux pour savoir si il est cher ou pas cher se compare au niveau de l'inflation.
Dans le passé.....les taux etaient en valeur absolue "élevés".....mais l'inflation etait encore plus élevée ...donc les taux etaient moins chers que l'inflation.: C'etait interessant d'acheter!
Aujhourd'hui les taux sont soit disant bas.....mais le banquier va oublier de vous dire que ll'inflation est elle aussi est tres basse. Les taux ne sont donc pas si interessants que cela. Surtout que la valorisation du patrimoine n'est absoluement plus assurée.....
Comparativement.....il est donc beaucoup moins interessant d'acheter maintenant qu'il y a 20 ans....malgré des taux "a priori" tres bas.
c'est donc les prix...qui doivent maintenant baisser.
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macinvest - Il y a 10 ans arrow option
Que de bétises sont dites ici
Tout d'abord Zenzenzap, il me semble que vous n'avez pas étudié les différentes statistiques et courbes sur la pierre. Sur des périodes de 15 années lissées, la pierre a le meilleur rendement, devant tout autre placement.

Ensuite, concernant votre conseil économiquement meurtrier, consistant à prôner l'arrêt des achats immobilier et du recours à l'emprunt, laissez moi vous dire que ca révèle d'un déficit analytique abyssal. Il me semble là encore que vous n'avez pas regardé l'impact du marché de l'immobilier sur notre économie.

Et pour information, si les prix du neufs reste élevés au niveau national ce n'est pas exclusivement la faute des professionnels du secteur, mais surtout celle des propriétaires fonciers qui ne lâchent rien, en attendant des jours meilleurs. La pression foncière reste donc forte, étant donné que la demande l'est aussi.

Vous avez aussi oublié de regarder le nombre d'emploi dans le secteur de l'immobilier (construction, commerciales, etc.)... Si le marché de l'immobilier s'effondre c'est l'économie française qui suivra et qui souffrira, donc vous et moi. Pour s'en convaincre il suffit de regarder l'état actuel de l'Espagne (même si le contexte n'était pas exactement identique).

Comme stipulé dans le 1er message, l'état a bien compris l'enjeu. Pour cela de nouvelles mesures sont mises en place pour soutenir le secteur (et pas des aides directes envoyées à l'aveugle (certes, désormais avec contreparties)): Une éligibilité au PTZ amélioré, une nouvelle loi dite Scellier pour l'investissement locatif, etc. De plus, les constructeurs s'engagent pour la grande majorité dans une démarche HQE qui créera de l'emploi rapidement.

Quant aux propriétaires de logements anciens qui ne baissent pas leurs prix aujourd'hui, ils le feront quant ils le souhaiteront, c'est tout l'avantage d'avoir ce que l'on appelle le droit de propriété, que nos cher socialistes souhaitent apparemment retoquer dès qu'ils reprendront le pouvoir !

Cordialement,

Macinvest
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langelo - Il y a 10 ans arrow option
mac invest vous etes bien magnanime
Baissier Cours d'entrée : 1.12
avec les enormes exces de se secteur

une bulle ete construite a dessein, souvent par pure spéculation et appas du gain ce qui n'a rien a voir avec les objectifs réels de logements et les velleites d'emploi

quand le credit devient irraisonné, le levier delirant ca engendre des prix immo deconnecte des revenus des francais et bcp vont payer la note aujourd'hui. Quand a votre logique LT je ne la partage pas. L'immo globale ne signifie rien, prenons du cas par cas en periode de recession et examinons certains faits. Tout ceci est conditionné par moult facteurs et je ne crois pas que le pavillon de limoges a 278 000€ -qui en valait 145-5 ans avant- finance sur 30 ans avec peu de revenus soit le meilleur placement LT.
La bourse malgre les crises reste sur un meilleur indice de performance pure

je vis en amerique et votre vision était partagée par bcp il y a encore deux ans, ce n,est plus le cas croyez moi et je parle meme des professionnels. La france est dans une creneau different certes mais reconnaitre que acheter depuis fin 2004 2005 etait acheter peu de brique et bcp de speculation est une triste realite.

L'immo s'est auto nourrit sur une dette bien trop folle.
  
  
zenzenzap - Il y a 10 ans arrow option
Cher Macinvest
Si le prix de l'immobilier baisse....je n'en souffrirais pas...bien au contraire.....car alors, compte tenu du pouvoir d'achat actuel des francais..( incapacité d'épargner pour la génération à 1000euros par mois), .peut etre ceux ci pourront ils enfin envisager de pouvoir acheter.
Je vous rappelle, qu'à peine un francais sur 2 est proprietaire.....mais apparamment, cela ne semble pas vous gener.
Par ailleurs, je n'ai jamais dit que le rendement de l'immobiler avait été mauvais, au contraire, il a été outrancierement haussier, à tel point que les durées d'amortissement du crédit sont désormais souvent superieure à 30 ans pour pouvoir prétendre acheter une cage à poule.
De mon point de vue, ce n'est pas un progres. Il y a 20 ans, un ouvrier pouvait en travaillant s'acheter un petit pavillon, aujourd'hui...c'est le HLM en location.
Bref...les prix doivent baisser.....et ils baisseront...que vous soyez d'accord ou non.
Du haut de votre chateau ou apparamment le bas peuple n'existe que pour dire des bétises...il serait bon que votre mentalilté puisse un tant soit peu évoluer.
salutations. zenzenzap.
  
  
napoli - Il y a 10 ans arrow option
bah...
L'immobilier est une sacré nébuleuse, tant de paramètres sont en prendre en compte qu'il est presque impossible de poser un diagnostic précis.

Baisser ? oui certainement mais j'ai du mal )à voir un éffondrement, les taux sont bas actuellement ! il ne faut pas tenir compte des "pointes" mais il faut la aussi lisser la courbe.

Personnellement je reste favorable à l'inflation car prétendre dominer cet effet est illusoire, de toute façon les prix quelque soit les secteurs ont très largement grimpés, donc inflation il y a et inflation il y aura toujours.
En fait tout a été mis en place pour donner la préférence aux revenus de la rente et du capital, voila le vrai problème !

L'immobilier quant à lui restera relativement stable pour au moins quelques décennies, par la suite la donne pourraît effectivement changée surtout si notre monde devient plus mobile ! acheter un bien immobilier sauf à être nanti est un acte tout d'abord élémentaire (avoir un toit sur la tête...) mais également affectif et c'est aussi pour la plupart d'entre nous l'aboutissement d'une carrière que l'achat d'un bien immobilier.

Lorsque ce coté affectif aura disparu au profit de la seule nécessité à se loger alors l'immobilier sortira de la spéculation qu'il connaît depuis toujours pour devenir un produit plus stable, plus pragmatique.

Voili.
  
  
acrouan - Il y a 10 ans arrow option
Déjà, il y a 40 ans, jeune archi >>>
...Le cabinet où je "négrifiais" avait réalisé un immeuble d'habitation de bon "standing" sur le dernier terrain situé à l'emplacement de l'ancien "Vel d' Hiv." de Paris.

J'avais remarqué que chaque acheteur d'un mètre carré (la surface d'un WC !), tel "Le Penseur" de Rodin assis sur son trône, payait :
- un tiers pour l'achat du terrain par le promoteur.
- un tiers pour les frais ( honoraires d'architecte, de géomètre et de bureau d'études, publicité, frais financiers, rémunération bureau de vente etc...)
- et enfin un tiers seulement en coût réel de construction, mais y compris les charges salariales de chaque entreprise de construction ayant réalisé le chantier.

Comment voulez-vous qu'aujourd'hui, avec l'augmentation des charges, et celle de la valeur des terrains, des "promotteurs", dont la vocation est quand même de faire des bénéfices, puissent arriver à mettre sur le marché des constructions, collectives ou individuelles, qui puissent être achetées par des familles qui ont un revenu de 1.000 eruros par mois ?

Sur les chaînes de Renault, on a mis des robots (japonais) > chômage du personnel.
Sur les chantiers, on n'a pas (encore) mis de robots, parce qu'ils coûtent beaucoup plus cher que la main d'oeuvre étrangère très bon marché.
Mais si les charges salariales continuent à augmenter, il n'est pas du tout impossible que l'on y arrive...Mais cela ne fera pas baisser les prix de la construction !

Et il est vrai que certains n'ont pas du tout intérêt à ce qu'ils baissent, ces prix de la construction.
Et finalement, on n'est pas très loin, ici aussi, de la crise des subprimes de nos amis "Obaricains" !!!

Vous pouvez me souhaiter "bon ski "...

Pour Wall Street, vous n'avez pas besoin de moi.

Bons trades à tou(te)s malgré ces temps "pourris"...

@+++
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zenzenzap - Il y a 10 ans arrow option
La hausse toujours?
bonjour à tous.
J'ai entendu dire que les prix de l'immobilier avaient montés de 120% en 10 ans. sans doute de multiples explications à cela, on ne peut pas prétendre tout résumer ici, mais l'éclatement des familles à largement contribué à cette hausse.
Probleme..c'est que les gens aujourd'hui ne gagnent plus assez pour acheter. Car pour acheter, encore faut il avoir une capacité d'épargne qui va permettre l'apport.
Je dirai en derniers recours que ce sont les locataires qui soutiennent le marché.....dans le sens ou tant que les locataires peuvent payer leur loyer, il y aura toujours des investisseurs pour construire du locatif.
Mais.....1er constat: les gens n'ont plus le revenu nécessaire pour s'acheter une maison ( et on va pas allonger la durée des prets à 50 ans si?)
2em constat: le prix du loyer représente deja plus de 30% du revenu des ménages classe moyenne...et meme plus....ce qui est la limite du possible ( en banque le remboursement d'un pret ne doit pas dépasser 33% de son revenu sinon il est refusé).
A partir de la...on peut dire que la hausse a atteint toutes ses limites pôssibles.....les arbres ne montent pas au ciel...revenez sur terre ......bientot ca va baisser...et les prix s'effondreront quand une masse critique de locataires ne pourront plus payer leurs loyers.
  
  
macinvest - Il y a 10 ans arrow option
Immo
Pour que mes propos ne soient pas détourner de leur but 1er (contredire ce qui avait été dit par Zenzen en argumentant rapidement), je tiens à préciser ici que je travail dans la promotion construction en Rhône Alpes.

Nous nous attachons particulièrement depuis 10 ans à ne jamais spéculer de manière irraisonnée sur un terrain. Nos prix de vente sont donc en dessous des prix pratiqués par nos concurrents (pour des prestations supérieurs, notamment sur la qualité environnementale) et nous écoulons sans problème nos stocks, même encore maintenant. Nous n'avons pas besoin de baisser nos prix (nous faisons parfois des remises mais qui sont des gestes commerciaux comme ils sont pratiqués dans tous secteurs) car nos prix représente la véritable valeur du bien et aussi car nos clients voient leur dossier accepté par les banques kan ils voient le nom de notre entreprise sur la proposition.

Tout cela pour dire que vous faites des amalgames entre spéculateurs et constructeurs (et agents immobiliers). Certes nombres d entre eux se sont gavés (car c'est le terme) mais ils paient aujourd'hui le prix de cette avidité. Les autres, comme nous, ne subissent pas la crise, continuent à vendre (à un rythme certes moins effréné) mais qui nous permet d'aborder 2009 sereinement (avec de plus, un stock petit nous permettant de diversifié dans l'écologique (bâtiment HQE, rénovation énergétique).
Votre vision entrepreneuriale et des affaires conditionnent vos produits et, in fine, les prix auxquels vous les proposez.

L'immobilier baissera, certes, mais pas de 20% comme on peut l'entendre (du moins pas dans le neuf). Je persiste et signe sur le fait que la pierre a un bien meilleur rendement que la bourse par exemple !

Napoli, l’achat d’un bien immobilier restera encore pour plusieurs générations, un but principal dans la vie. Le nomadisme salarial n’est pas encore prêt à devenir un mode de vie banalisé.

Cordialement
  
  
macinvest - Il y a 10 ans arrow option
ZenZen
Laissez-moi-vous dire que votre argumentation manque cruellement de fondement.
La hausse serait due pour grande partie à l'éclatement des familles ... !!?? euh, comment dire, revoyez votre copie mon cher.

Sachez que pour les prêts, nombre de banques (et le CFF particulièrement), proposent des prêts sans apports. De plus, beaucoup plus de personnes sont éligibles à la nouvelle version du PTZ (prêt a taux 0%), pour des montants bien plus élevés.

Les prix ne vont pas s'effondrer pour une simple raison: il y a toujours de la demande et en france nous n'aimons payer des loyers pdt 15 ans sans devenir prorpiétaire !
  
  
zenzenzap - Il y a 10 ans arrow option
pfft.....vous travaillez dans l'immobilier vous?
Eclatement des familles= 2 logements ou au départ il en fallait qu'un seul........vous etes jeune......restons en la.......je commence à fatiguer avec vous.
Bonne continuation dans votre travail. Zenzenzap.
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macinvest - Il y a 10 ans arrow option
ZenZen
Jeune ... ? là encore vous déviez. Je vous laisse revoir les différents rapports sur les raisons de l'augmentation des prix de l'immobilier. (ANAH, et autre). L'éclatement des familles ne vient que bien après des facteurs bien plus importants.

Je vous laisse à vos constats sans grands fondements et m'en vais retourner à des lectures plus développées.

Cordialement
  
  
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maud1704 dans BNP PARIBAS - Il y a 10 ans arrow option
BNP Paribas chute sur des rumeurs d'augmentation de capital
BNP Paribas chute sur des rumeurs d'augmentation de capital
La Tribune.fr - 13/01/2009 à 10:29


Le titre de la banque perd plus de 5 % à la Bourse de Paris vers 10h30. Des rumeurs d'augmentation de capital circulent de nouveau parmi les traders.
BNP Paribas aurait besoin d'une augmentation de capital. C'est à nouveau le bruit qui circule dans les salles de marché ce mardi matin. Conséquence: le titre subit l'un des plus forts replis du CAC dans les premiers échanges, avec une baisse de 5,2% à 32,38 euros.

Ce n'est pas la première fois qu'une telle rumeur fait plonger le titre ces derniers mois. Après avoir longtemps résisté à la crise des "subprime", l'établissement bancaire a fini par publier, à son tour, un avertissement sur ses résultats 2008, le 16 décembre dernier, en raison d'un dérapage de sa banque d'investissement. Cette dernière branche a ainsi réalisé une perte de 710 millions d'euros sur les onze premiers mois de l'année 2008, mais l'ensemble du groupe est resté bénéficiaire.

Cette situation financière délicate s'accorde mal avec la (coûteuse) reprise des actifs de Fortis en Belgique. Cette opération pour le moment estimée à 14,5 milliards d'euros, est bloquée par les autorités belges. Mais BNP Paribas avait déjà prévenu qu'il pourrait lever des fonds pour la financer. Hier, lundi, l'établissement a réaffirmé son intention de racheter ces actifs, même s'il semble prêt à quelques concessions. Et notamment l'abandon de la branche assurance de Fortis, d'après les informations parues dans la Tribune de ce mardi.

latribune.fr
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haydar et 2 autres membres participent à cette discussion
haydar - Il y a 10 ans arrow option
VENDRE
BNP c'est pas bon du tout
  
  
zenzenzap - Il y a 10 ans arrow option
Le chute de la star des banques
BNP, d'apres ce que j'en sais, c'etait pourtant la meilleure des banques, celle qui resistait le mieux à la crise. Mais force est de constater que sous 40 euros.....BNP est en passe de devenir une star déchue. Baisse de long terme semble t'il engagée! Et c'est bien dommage.
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langelo - Il y a 10 ans arrow option
firesale comme disent les ricains
on est partis sur un ak autourd e 20 € a mon avis

ca degaze sur hsbc idem avec belle recap en vue
  
  
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maud1704 dans NATIXIS - Il y a 10 ans arrow option
'L'inflation atteindra des sommets jamais imaginés
'L'inflation atteindra des sommets jamais imaginés' mercredi 14 janv. 2009 « La crise économique a été causée par une consommation outrancière et une débauche d'emprunts auprès des banques du monde entier » explique Peter Schiff, président de la société Euro Pacific Capital, et analyste financier qui a prédit les bouleversements économiques actuels en 2006 déjà.

Son point de vue sur le programme de sauvetage de l'économie américaine par Obama est sans appel, « Le renflouage des banques et autres compagnies va nous entraîner dans une crise encore plus grande et aux conséquences plus dramatiques. Obama s'apprête à faire exactement ce que ses prédécesseurs ont fait et qui est la cause du problème, il prévoit de stimuler l'économie », ajoute M. Schiff. « La solution est de freiner la consommation et encourager l'épargne.» explique-t-il encore. La dette des familles américaines est passée de 680 milliards en 1974 à 14 trillions (mille milliards) en 2008, après avoir vu son total doubler depuis 2000. « Les Etats-Unis ont emprunté aux banques étrangères et entraîné le monde entier dans ce désastre. Tout ce crédit a sombré pour la majeure partie en consommation et non en actifs durables. Ce dont nous avons besoin maintenant, c'est de produire des richesses, diminuer notre consommation et épargner. En stimulant l'économie Obama va contribuer à perpétuer le problème. Le gouvernement ne peut pas créer des emplois, il ne possède pas de richesse, il n'a pas les moyens de financer des grands projets gouvernementaux. » s'exclame Peter Schiff. « Qui va donc financer ces programmes de stimulation économique ? Certainement pas le reste du monde qui s'est fait brûler une fois ! La banque fédérale va donc imprimer de l'argent, ce qui va contribuer à l'implosion du dollar qui s'effondrera. L'inflation atteindra des sommets jamais imaginés, l'Etat introduira une politique de contrôle des prix, le public fera la queue dans les magasins et le marché noir s'ensuivra. Les gens se débarrasseront des dollars et achèteront des devises étrangères, des matières premières ou des métaux précieux ».

Schiff prévoit encore la fin de l'hégémonie politique, économique et militaire américaine. Il compare même la fin de la suprématie américaine à la chute de l'URSS, empire au bord du gouffre qui n'avait plus les moyens de se financer.

Si pour certains cela a l'air d'un scénario sinistre pour séries noires, d'autres frissonnent à l'idée que Peter Schiff avait parlé des mécanismes des bulles spéculatives en 2006 et prédit les conséquences de l'éclatement de celles-ci, tandis que d'autres experts le raillaient, ceux-là même qui conseillent Obama aujourd'hui.
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zb xav et 1 autre membre participe à cette discussion
zb xav - Il y a 10 ans arrow option
Maud704 : AVERTISSEMENT
Bonjour Maud704,

Nous apprécions le fait que vous postiez beaucoup de news, cependant, le fait de poster 5 news à la suite dans 5 discussions différentes nuit à la lisibilité des forums.

Pourriez-vous créer une discussion spéciale pour chaque valeur dans laquelle vous souhaitez poster vos news ?

Dans le cas où vous continueriez à poster de la sorte, je me verrai dans l'obligation de supprimer chaque news postées.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à m'en faire part sur le Forum.
Merci de votre compréhension.

ZB Xav
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faber - Il y a 10 ans arrow option
et nostradamus il disait quoi????
fini la monnaie fiduciaire, retour au troc.
merci Maud Ca detend
  
  
faber - Il y a 10 ans arrow option
Maud quel rapport avec Natixis
ZB xav est courtois. tres courtois.
si tu pouvais essayer d eviter de pourrir le forum avec du copier coller par trop souvent mal classé ca serait super.
sinon ZB va jouer du ciseau couic couic
merci
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maud1704 dans NATIXIS - Il y a 10 ans arrow option
BNP Paribas : sollicitée pour Caceis
/01/09 06:48 BNP Paribas : sollicitée pour Caceis ? ('La Tribune')



BNP Paribas serait entrée dans la danse dans le dossier Caceis, selon 'La Tribune' du jour. La banque serait intéressée par le rapprochement de ses activités de conservation, BNPP2S, avec celles de Caceis. Son offre valoriserait la coentreprise entre Natixis et le Crédit Agricole à 1,9 Milliard d'Euros. Mais la banque de Baudoin Prot aurait conditionné sa participation au montage à la prise de contrôle de l'entité, dont BNP Paribas veut 60% du capital, en particulier parce que sa filiale pèse plus lourd que Caceis, indique le quotidien financier. Le Crédit Agricole, qui pensait prendre le contrôle de Caceis dont Natixis voulait sortir, ne l'entendrait pas de cette oreille...


(C) Finance Plus
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acrouan participe à cette discussion
acrouan - Il y a 10 ans arrow option
Bien, mais n'est ce pas un peu court ? @+
  
  
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maud1704 dans NATIXIS - Il y a 10 ans arrow option
Les illusionistes de la finance reviendront-ils nous jouer du pipeau ?
La crise financière qui secoue la planète est avant tout le fruit d’une illusion : les plus grands noms de la finance occidentale nous ont berné en assurant qu’il est possible de servir des intérêts annuels de 15 %, chaque année et ad vitam eternam.
Dans leur sillage, ils ont aussi embarqué nos banques, nos assurances et également des particuliers, eux aussi victimes de cette grande illusion.


Qui ne serait pas intéressé ? Vous placez une partie de vos économies dans un fonds d’investissement qui vous promet de vous servir 15% par an. Ceci veut dire qu’il vous offre de doubler votre investissement en 5 ans et de le tripler en 8 ans !

Bien sûr, personne n’accorderait le moindre crédit à cette offre si elle émanait d’une officine inconnue basée aux Iles Caïman ou au Nigéria. Mais en l’occurence, de telles promesses ont été portées par les plus grands noms de la finance : Lehman Brothers, UBS, Natixis et cent autres organismes financiers (banques, assurances, fonds d’investissement...) dont les déconfitures peuplent les colonnes des journaux depuis 8 mois.

Que voulez-vous, les financiers sont des magiciens. Là où une grande entreprise multinationale peine à croître de 3% par an sur le long terme, ils vous promettent de quintupler cette performance économique pourtant honorable !

C’est vrai que la finance, c’est compliqué : hou la la, seule une élite de grands cerveaux est capable d’accéder à ces hautes sphères intellectuelles !

Prenons le dernier cas en date, l’escroc américain Bernard Madoff : il vous garantissait lui aussi des intérêts mirifiques. Vous décidez de lui prêter 1 M d’euros pour qu’il en fasse de l’or. Il vous sert bien les intérêts, mais en piquant dans les fonds prêtés par un autre gogo, arrivé juste après vous !

Le système fonctionne à merveille tant que de nouveaux gogos arrivent à jet continu : on tond le second pour payer le premier, puis le troisème pour payer le second et ainsi de suite.... Ce système est appelé une pyramide : elle grossit par la base, à condition que le nombre de nouveaux entrants augmente et que les premiers entrants ne demandent pas le remboursement de leur capital, se contentant des gros intérêts servis chaque année.

Bien sûr, de nombreuses plaintes de clients ruinés étaient parvenues, depuis 1999, au gendarme des marchés boursiers américan, la SEC. Or, celle-ci n’a jamais lancé d’enquête !!! Figurez-vous que la nièce de Madoff était mariée à un inspecteur de cette même SEC, de telle sorte qu’aucune plainte n’est jamais remontée aux dirigants de cet organisme. Bilan : 50 milliards de dollars partis en fumée.

Actuellement, la tendance est au lynchage en série de ces quelques centaines d’illusionistes qui ont ruiné provisoirement l’économie mondiale et les épargnants.

Mais je vous parie que dans quelques années, beaucoup auront tout oublié... et le spectacle recommencera !

Laisserons-nous les illusionistes de la finance revenir nous jouer du pipeau ?
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maud1704 dans AIRBUS SE - Il y a 10 ans arrow option
Eads au secours des compagnies aériennes
Eads au secours des compagnies aériennes
Le constructeur d'avion se propose de se substituer aux banques frileuses pour financer les achats d'avions des compagnies aériennes.





Si les acheteurs ne viennent pas à Airbus, Airbus viendra à eux. Le président de EADS -maison-mère d'Airbus- a confirmé lors de ses vœux il y a quelques jours au Pays de Galles qu'il était prêt à jouer les Lagardère de l'aérien. En effet par un effet domino, les banques se montrant de plus en plus frileuses à financer les acquisitions d'avions des compagnies aériennes, ces dernières reportent ou annulent de plus en plus leurs commandes auprès de l'avionneur. Seule solution offerte à Airbus pour éviter des trous dans les plannings de fabrication et de livraison : se substituer aux banques pour que les compagnies confirment leurs commandes. Le groupe serait ainsi prêt à les aider, soit en jouant les courtiers, soit via un système de caution. Selon le journal « Le Figaro », EADS pourrait y consacrer plus d'un milliard d'euros, sur deux ans.


Article du 15-01-2009 - @ La rédaction de L'Echo Touristique
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maud1704 dans AIRBUS SE - Il y a 10 ans arrow option
L'aéronautique en quête de liquidité
L'aéronautique en quête de liquidité

Edition : toulouse
En 2008, Airbus a tiré son épingle du jeu. L’avionneur doit annoncer ce jeudi plus de 800 nouvelles commandes, pour 480 livraisons. Ce qui est plus que son concurrent Boeing, perturbé par deux mois de grève dans ses ateliers. Mais 2009 s’annonce plus délicat. Surtout quand les banques ferment le robinet.



A priori, cela parait incroyable. Et pourtant, les compagnies sont aujourd’hui en manque d’argent pour acheter de nouveaux avions, moins gourmands en carburants, plus rentables au km passager transporté. La crise a asséché leurs ressources tandis que les charges progressaient. Résultat, vendre va devenir difficile et Airbus demande aux banques d’être raisonnables. « Nous avons besoin maintenant que les banques refassent leur métier, financent les avions qui sont des biens qui ont une valeur marchande. C’est surement parmi les investissements les moins risqués, on a les agences de crédit export européennes qui apportent des garanties de valeur d’Etat, il n’y a donc aucune raison qu’on ne trouve pas ces moyens si l’argent est mis par les banques » explique Fabrice Brégier, directeur général d’Airbus.



Sereine, la critique est cependant ferme. Plus que tout autre, l’industrie aéronautique a en effet besoin de visibilité à long terme. Un avion commandé aujourd’hui est en effet livré dans deux trois ans pour les gammes déjà en production. Sans liquidité, les compagnies pourraient limiter leurs achats et différer les livraisons, ce qui oblige Airbus a décalé sa production et peut avoir des effets sur l’emploi. Le PDG d’EADS, Louis Gallois a par exemple confirmé, il y a quelques jours, que la production sur la chaine d’assemblage de l’A 320 sera maintenue à 36 exemplaires produits par mois, au lieu de passer à 40 comme initialement prévu. Il n’est pas non plus exclu d’adapter la production aux conditions de livraisons. La chine a même annoncé qu’elle n’achèterait aucun avion en 2009. Or, elle est le plus grand marché dans les pays émergents devant l’Inde et le Brésil. Pour épauler les compagnies clientes, EADS se déclare donc prête à les aider à hauteur d’au moins 1, 2 milliard d’euros. Le constructeur européen dispose en effet de 9 milliards d’euros de cash. Un argent qu’il doit cependant gérer au mieux de ses besoins puisque l’investissement de son A 350 extra large, dont la commercialisation est prévue en 2013, est estimé à 10 milliards d’euros. Une partie de cette charge est toutefois assumée par les partenaires de premier rang, eux-mêmes soumis aux restrictions budgétaires des banques. Les difficultés de l’un peuvent ainsi, par ricochets, provoquer des problèmes parmi les autres membres de la chaine de production.



Les liquidités sont d’ailleurs plus que jamais le nerf de la guerre. Plusieurs programmes d’Airbus sont en effet en retard sur les calendriers annoncés. L’A 350, dont la première pierre de l’usine d’assemblage a été posée hier Mercredi à Toulouse, devrait théoriquement déjà voler. Initié en 2004, il a du, sous la critique d’Emirates Airways et du loueur d’avions IFLC, être entièrement repris en 2006. Ce qui a doublé son coup de production. Mais l’avion a reconquis la confiance de 29 clients qui en ont commandé 478 exemplaires. L’A 380 a lui aussi connu des déboires avec les harnais qui ont retardé son lancement de plus d’un an. Enfin, l’A 400 Militaire est aujourd’hui encore un véritable casse tête technique, ce qui lui vaut 3 ans de retards et des pénalités de livraisons.



Boeing n’est pas en meilleur position. Son dreamliner 787 a lui aussi un retard de deux ans. Et devant la chute des commandes enregistrées en 2008, moins 53%, le constructeur américain a décidé de supprimer 4.300 postes dans ses services commerciaux.

Si on regarde bien la situation des banques, ce n'est pas de l'idiotie, ni de la méchanceté, il s'agit de respecter les règles de valeur prudentielle qui exigent de ne pas exposer aux risques plus de 8% des fonds propres. C'est d'ailleurs la raison de l'apport de 10,5 milliards de l'Etat français qui vient d'être décidé et qui va sans doute être doublé. La crise financière est passée par là et empêchent les banques d'exercer leur activité de prêt dans les limites habituelles, l'exposition aux subprimes mangeant leur faculté de prêt.
Ces règles ne peuvent être changées que dans le cadre d'un accord international, sachant que le traité européen l'exige explicitement.
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maud1704 dans NATIXIS - Il y a 10 ans arrow option
Le directeur général de JPMorgan (JPM.N: Cotation) prédit que la crise financière va encore empirer
JPMorgan prédit que le pire est encore à venir pour les banques
jeudi 15 janvier 2009 07h17 ]LONDRES, 15 janvier (Reuters) - Le directeur général de JPMorgan (JPM.N: Cotation) prédit que la crise financière va encore empirer cette année.

"La pire de la situation économique n'est pas encore derrière nous. Il semble que cela va continuer à se détériorer pendant la plupart de l'année 2009", a déclaré Jamie Dimon dans une interview au Financial Times publiée jeudi.

"En ce qui concerne notre secteur, nous pensons que cela va continuer à empirer dans les prêts à la consommation et les cartes de crédit", dit-il.
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maud1704 dans NATIXIS - Il y a 10 ans arrow option
bilan 2008 de la crise finançière
Bilan 2008 – Crise financière (1) - L’année au cours de laquelle les banques ont frôlé la faillite
Depuis la Seconde Guerre mondiale, aucun secteur d’activité n’a été aussi profondément et aussi rapidement bouleversé que le secteur bancaire en 2008.

La crise des subprimes qui a éclaté à travers le monde en 2007 a eu des conséquences dramatiques cette année. Le prix de l’immobilier américain baissant, les taux de défaillance des ménages américains emprunteurs ont continué à s’accroître, poussant à réduire encore la valeur des crédits immobiliers titrisés (placés dans des titres ABS, des CDO) présents dans les bilans des banques.

Le montant total des dépréciations d’actifs passées à travers le monde, de l’ordre de 150 milliards de dollars à la fin 2007, devrait dépasser, selon nos estimations, 600 milliards à la fin 2008. Trimestre après trimestre, le montant des pertes des banques ne cessant de s’accroître, réduisant parallèlement leurs capitaux propres, la confiance dans le système financier n’a cessé de s’émietter.

Les dépôts ont été menacés

Ceci jusqu’à l’explosion du système en septembre-octobre 2008. A ce moment, la disparition de toute confiance a gelé tout refinancement bancaire, jetant au bord de la faillite une bonne partie des établissements bancaires du monde entier. Du jamais-vu depuis la crise de 1929. Pour la première fois à cette échelle, l’épargne des déposants était directement menacée.

Le pire a été évité, mais de justesse. La chute en cascade des établissements n’a pas eu lieu et les retraits de leur épargne par les déposants sont restés des actes isolés, grâce à l’intervention massive des Etats, qui ont apporté leur garantie aux avoirs des épargnants, puis aux emprunts des banques, quand ils ne sont pas directement entrés à leur capital, que ce soit aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Islande, en Belgique ou encore aux Pays-Bas.

Bouleversés dans leurs modèles économiques, leurs repères (avec par exemple la surenchère aux ratios de solvabilité tier one), leur légitimité (les scandales financiers se sont multipliés, discréditant la profession aux yeux d’une bonne partie de l’opinion publique), et avec bon nombre de leurs acteurs qui ont été rachetés ou nationalisés, les systèmes bancaires américain et européen doivent maintenant se reconstruire, affaiblis et étroitement encadrés par les Etats. 2009, année zéro…

Bilan 2008 – Crise financière (2) – Un paysage bancaire bouleversé
Une onde de choc internationale, qui contraint les Etats à intervenir

Un banquier endormi le 31 décembre 2007 et réveillé le 31 décembre 2008 aurait l’impression de se retrouver dans un univers parallèle au monde « normal » qu’il connaissait, avec, notamment, la disparition de plusieurs des plus grands noms de Wall Street, et la nationalisation des plus grands établissements des pays emblématiques du libéralisme économique, Etats-Unis et Grande-Bretagne.

La concentration

Dans un premier temps, les gouvernements, continuant à faire confiance dans la capacité du marché à résorber la crise, ont plutôt promu les opérations de concentration, se fiant aux établissements les plus solides pour soutenir les plus fragiles. Le mouvement a véritablement été lancé avec le rachat de Bear Stearns par JPMorgan, le 14 mars. Il s’est poursuivi aux Etats-Unis avec la reprise de Merrill Lynch par Bank of America, de la première mutuelle Washington, Mutual, par JPMorgan Chase, et de Wachovia par Wells Fargo. En Europe, la concentration transfrontalière a touché les banques britanniques et belges, mais les opérations ont également souvent été menées sur le plan strictement national, notamment en Allemagne.

Les nationalisations

Devant l’ampleur de la crise à partir du mois de septembre, les Etats ont été contraints d’intervenir directement avec, en premier lieu, le projet de plan de cantonnement des actifs à risque (plan Paulson aux Etats-Unis), puis des entrées directes au capital des banques.

En fait, les sauvetages par « nationalisation » (généralement partielle) ont commencé dans les pays anglo-saxons, avec la banque Northern Rock en Grande-Bretagne en février 2008, puis les banques hypothécaires Fannie Mae et Freedie Mac ainsi que l’assureur AIG aux Etats-Unis, début septembre.

La faillite de Lehman Brothers, que les autorités américaines ont sciemment laissée se produire le 15 septembre, était censée avoir valeur de message d’avertissement au monde de la finance sur le mode : « tout le monde ne sera pas sauvé, les banquiers doivent aussi assumer leurs erreurs ».

En fait, l’onde de choc de la faillite a contraint les Etats à passer à la vitesse supérieure et, en premier lieu, dans le sillage du Premier ministre Gordon Brown en Grande-Bretagne, à entrer au capital des banques.



Les banques françaises ont été touchées mais pas coulées

Comme leurs consœurs à travers le monde, les banques françaises ont été fortement secouées par la crise financière en 2008, enregistrant plusieurs milliards d’euros de dépréciations, qui ont fait chuter les résultats à neuf mois, quand ils ne sont pas tombés en pertes (lire ci-contre). Et le quatrième trimestre 2008 ne sera pas meilleur. Selon Les Echos, par exemple, Natixis devrait encore enregistrer une perte de 500 millions à 1 milliard d’euros au dernier trimestre.

Malgré ces très mauvais chiffres, il ne faut pas oublier que les banques de l’Hexagone ont moins souffert en 2008 que celles de bien d’autres pays, Etats-Unis, Grande-Bretagne et Benelux notamment.

Des français en Europe

Aucune banque française ne s’est fait racheter par une banque étrangère. Au contraire, ce sont elles qui sont parties à l’offensive en Europe : BNP Paribas avec le rachat-sauvetage en cours des activités belges de Fortis, pour 14,5 milliards d’euros, et Crédit Mutuel-CIC avec la reprise pour 4,9 milliards, durant l’été, de Citibank Deutschland.

Quant au rachat intervenu dans l’Hexagone, il reste très franco-français, avec la reprise par les Banques Populaires des petits établissements régionaux non intégrés de HSBC France, soit 400 agences reprises pour 2 milliards d’euros. Et surtout l’annonce de l’accélération de la fusion entre les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires, qui devrait se concrétiser en 2009, mais était déjà en germe depuis 2006. En revanche, le « grand mariage » entre BNP Paribas et Société Générale, envisagé au premier semestre dans la foulée de l’affaire Kerviel, n’a finalement pas eu lieu.

Contrastes

La bonne résistance des banques françaises peut être attribuée à leur modèle de banque universelle, juxtaposant les métiers défensifs de la banque de détail et les métiers cycliques de la banque d’affaires et de marchés, comme on le retrouve chez BNP Paribas, au Crédit Agricole SA et à la Société Générale.

Les deux établissements français vraiment menacés par la crise en 2008, Dexia et Natixis, suivent le modèle de « banque de gros », se refinançant peu par les dépôts de leurs clients mais surtout par les marchés financier et monétaire.

Natixis n’a été sauvé que par les aides de ses maisons mères Banques Populaires et Caisses d’Epargne et une recapitalisation de 3,7 milliards d’euros en septembre, et Dexia par l’action des Etats français et belge, qui ont injecté 6,4 milliards, début octobre.

Les trois banques universelles cotées ont pour leur part connu une année contrastée. La Société Générale a focalisé l’attention en début d’année avec l’affaire Kerviel, qui a entraîné une augmentation de capital de 5,5 milliards.

Le relais de l’actualité a été pris en milieu d’année par Crédit Agricole SA avec une recapitalisation de 5,9 milliards d’euros en juin puis la fronde des caisses régionales, qui contrôlent Crédit Agricole SA contre la direction de cette dernière. Moyennant des concessions, les dirigeants de Casa ont finalement sauvé leur place durant l’été.

Enfin, c’est BNP Paribas, le bon élève de la banque, jusqu’à approcher un plus-haut annuel en Bourse au beau milieu de la crise bancaire, le 3 octobre, qui a le plus souffert en fin d’année. Sa culture de prudence plus élevée en matière de subprime notamment n’a pas joué concernant son exposition à Lehman Brothers ou au scandale Madoff. La banque a donc dû lancer en décembre une alerte sur les résultats de sa banque de financement et d’investissement. BNP Paribas, Crédit Agricole SA et Société Générale affichent au final le même recul en Bourse en 2008.

Bilan 2008 – Crise financière (3) – Pourquoi les banques ont failli s’effondrer
L’année 2008 a révélé le talon d’Achille du secteur bancaire : le refinancement des établissements, qui ressemble en dernière analyse à un dangereux exercice d’équilibriste. Tout repose sur un fragile sentiment de confiance puisque les banques sont contraintes d’emprunter sur les marchés financiers et à très court terme (trois mois en général) une partie des sommes qu’elles prêtent pour leur part à long terme à leurs clients.

Ce système, qui s’apparenterait dans d’autres métiers à de la « cavalerie », constitue cependant le rouage essentiel du financement de l’économie.

Equilibrisme

Les banques françaises prêtent en moyenne 115 % des dépôts de leurs clients (c’est le fameux ratio de prêts sur dépôts, ou loan-to-deposit). Autrement dit, elles doivent trouver en permanence environ 15 % du montant des crédits qu’elles accordent, cela sur les marchés financiers, auprès des autres banques (marché interbancaire), d’investisseurs ou de la banque centrale.

Le marché du refinancement bancaire, très tendu depuis l’été 2007, s’est d’abord régulé par la flambée du taux Euribor à trois mois. Puis, en septembre, la perspective de nouvelles vagues massives de dépréciations d’actifs au second semestre 2008 l’a littéralement gelé. Les banques ont cessé de se prêter entre elles et les investisseurs n’étaient plus prêts qu’à éventuellement avancer de l’argent à la journée, ce qui est insuffisant pour les besoins du système bancaire. Or, compte tenu des montants en jeu, l’incapacité à se refinancer peut faire tomber n’importe quel établissement, même si l’activité est saine par ailleurs. Les premières victimes de la crise ont naturellement été les établissements qui disposent de peu de dépôts de clients, soit les banques d’affaires américaines ou des établissements ayant la même problématique de financement, tel Dexia.

Il a finalement fallu que les Etats réalisent eux-mêmes le refinancement à travers les banques centrales ou apportent leur garantie aux emprunts des établissements (en France à travers la Société de financement de l’économie française) pour que le spectre des défaillances bancaires s’éloigne.

La course au ratio « tier one »pousse aux recapitalisations

Avec la question du refinancement, le ratio de solvabilité tier one a concentré en 2008 l’inquiétude des marchés en matière bancaire.

Cet indicateur rapporte le montant des crédits accordés par la banque à ses capitaux propres. Il repose sur l’idée sous-jacente que la banque doit pouvoir absorber avec ses fonds propres un certain taux de défaillance de ses emprunteurs.

Or, en vertu des normes comptables IFRS, les 600 milliards d'euros de dépréciations d’actifs liées aux subprimes enregistrés depuis 2007 se sont répercutés dans les comptes des banques par une baisse équivalente des capitaux propres.

Afin de maintenir le ratio de solvabilité dans les normes exigées par les autorités ou par les marchés financiers (sous peine de sanction du titre en Bourse), les banques ont donc été contraintes de réduire leur octroi de prêts à l’économie et de se recapitaliser, ce qui a coûté très cher aux actionnaires. Plus grave encore, la crise a conduit au déclenchement d’une véritable surenchère au ratio tier one, nourrie à la fois par les Etats et par les marchés financiers.

Les autorités britanniques ont lancé le mouvement, le 8 octobre, avec l’annonce d’une injection de capital de 50 milliards de livres qui a porté au-dessus de 9 % le ratio tierone des banques du pays, au plus haut niveau européen.

D’autres Etats ont alors suivi le même chemin de la recapitalisation bancaire, y compris la France, qui a injecté 10,5 milliards d’euros de capitaux dans 6 banques le 21 octobre, relevant ainsi de 0,5 point le ratio tier one des banques françaises, pour le porter globalement à 8,5 %. Une seconde opération se prépare début 2009. Pour un Etat, remonter le ratio tier one permet de rendre ses banques nationales plus attractives pour les investisseurs que celles du voisin. Or les investisseurs ont progressivement monté leur exigence de ratio tier one pour la porter en fin d’année à 9 % (sur le standard britannique), contre moins de 8 % au début de la crise.

Fétichisme

En fait, l’attachement actuel au ratio tier one relève d’un fétichisme irrationnel. Tout d’abord, comme nous le rappelait récemment le président de BNP Paribas, Baudouin Prot, qui prêche pour sa paroisse, dans la crise actuelle, ce qui compte, c’est la qualité des actifs détenus puisque, même avec un ratio tier one de 10 %, les capitaux propres sont insuffisants pour absorber des dépréciations d’actifs vraiment massives.

Et le fait est que la banque française dotée du meilleur ratio tier one à la mi-2008, Dexia, est la seule qui ait dû être nationalisée pour éviter la faillite.

Par ailleurs, la course au ratio tier one constitue une chimère, puisque les capitaux apportés par les Etats sont également destinés à permettre le développement des crédits à l’économie, ce qui fait automatiquement retomber les ratios.

A la recherche de nouveaux modèles

La crise financière de 2008 va avoir un impact durable dans au moins trois domaines. Tout d’abord, le krach bancaire a mis à bas cette année le modèle de la « pure » banque d’investissement – ce que l’on appelait traditionnellement en France la « banque d’affaires » –, triplement fragilisé par la dépréciation des actifs à risque, la sensibilité aux cycles économiques et les énormes besoins de refinancement.

Paradoxalement, les difficultés des banques d’affaires ont provoqué en 2008 l’attitude inverse à celle qui avait prévalu en 1929. Alors qu’il avait été décidé à l’époque de séparer banques d’affaires et banques de dépôts afin de protéger ces dernières, la mode est actuellement de vouloir réunir les deux au sein des « banques universelles » afin de sauver les premières, leurs actionnaires et leurs salariés. Pourtant, les déposants n’ont rien à gagner à assurer avec leur épargne les risques pris par les traders.

Le deuxième grand chantier va demander plus d’imagination : il s’agit de définir les nouveaux modèles de développement des activités de banque de financement et d’investissement (BFI), qui avaient tiré les bénéfices des banques au cours des dernières années, cela alors que certains métiers sont gelés (titrisation, opérations à effet de levier) tandis que les établissements arrêtent volontairement les métiers les plus risqués (les fameux produits « exotiques ») et vont être bridés par les exigences de contrôle et de fonds propres. Les banques, qui vont devoir s’habituer à des marges durablement plus réduites, ne sont pas près de revoir les niveaux de bénéfices records de 2006.

Enfin, dernière leçon de fond, à destination cette fois des épargnants : ne jamais acheter des produits financiers trop complexes, dont on ne comprend pas le fonctionnement, et des placements offrant des rendements bien supérieurs à ceux du marché. Si le rendement est élevé, c’est obligatoirement parce que le degré de risque l’est tout autant.


Bilan 2008 – Crise financière (4) – L’année de tous les scandales

Les événements spectaculaires se sont multipliés au milieu de la crise. La fraude à la Société Générale (4,9 milliards d’euros), la perte de trading de la Caisse d’Epargne (750 millions d’euros) ou l’effondrement de la pyramide financière de Bernard Madoff à Wall Street (50 milliards de dollars) ne sont pas comparables, certains relevant de la malhonnêteté et d’autres d’erreurs de gestion.

Ils révèlent en tout cas des manques de contrôle dont on se demande s’il s’agit de laxisme destiné à favoriser les plus-values à tout prix ou de réelles défaillances.

Tous, en tout cas, ont contribué à discréditer un peu plus la profession financière et à renforcer l’idée du « tous pourris » dans l’esprit des Français, déjà peu versés dans la technique financière.

L’affaire Kerviel

L’affaire Kerviel s’est déclenchée le 18 janvier 2008, lorsque les positions cachées du trader de la Société Générale, d’un montant incroyable de 60 milliards d’euros, sont découvertes en interne.

Ces positions, encore gagnantes à la fin 2007, étaient alors devenues perdantes. Mais leur débouclement d’urgence dans un marché très difficile explique l’ampleur de la perte, presque équivalente au bénéfice record de 2006 de la SG. L’urgence était peut-être justifiée : en cas de fuite de l’information sur les marchés, la perte aurait alors pu provoquer la faillite de la banque.

Le scandale a mis en cause la culture d’entreprise de la Société Générale, très orientée vers la prise de risque, et a posé la question générale de certaines pratiques théoriquement interdites, mais apparemment tolérées au sein des équipes de marché, dès lors qu’elles peuvent s’avérer lucratives.

L’affaire a conduit à la nomination du directeur financier, Frédéric Oudéa, à la direction générale de la banque, Daniel Bouton se repliant sur sa fonction de président.

Perte de trading à l’Ecureuil

Un prétendu « incident de marché » révélé le 17 octobre a finalement coûté 751 millions d’euros à la Caisse d’Epargne, soit plus de la moitié du bénéfice de 2007. Mi-septembre, un trader a parié sur la réduction de la volatilité et la hausse des marchés, alors que c’est exactement l’inverse qui s’est produit après la faillite de Lehman Brothers. Sa hiérarchie, alertée, a laissé faire, trop préoccupée par les difficultés de sa filiale Natixis. Ce scandale, qui s’ajoute à une série d’erreurs stratégiques graves (les investissements à contretemps et au prix fort dans la banque d’affaires Natixis ou dans le promoteur Nexity), a coûté leur place au président du directoire, Charles Milhaud, et à son directeur général, Nicolas Mérindol. L’affaire est tombée au plus mal, alors que l’Ecureuil est engagé dans des luttes de pouvoir dans le cadre du rapprochement avec les Banques Populaires.

La pyramide Madoff

L’affaire Madoff diffère des précédentes par sa finalité comme par sa durée. Qu’il s’agisse d’une dérive progressive ou d’une mise en place originelle, le système de fonds d’investissement de Bernard Madoff s’est révélé être une « pyramide financière », ou système de Ponzi, l’argent apporté par les nouveaux investisseurs servant à rémunérer celui apporté par les anciens.

Un tel système est mécaniquement condamné à la croissance jusqu’à un effondrement inéluctable. Des demandes de retraits de fonds qui n’ont pu être honorées ont donné le signal de l’écroulement début décembre. Les pertes s’établiraient au total à 50 milliards de dollars, touchant des milliers d’investisseurs à travers le monde, directement pour les plus fortunés d’entre eux et à travers des OPCVM pour les autres.

De nombreuses aberrations

Et la liste des pertes rocambolesques s’allonge si on regarde de plus près. A l’instar du crédit de 320 millions d’euros accordé le lundi 17 septembre par la banque allemande KfW (depuis surnommée « la banque la plus stupide d’Allemagne ») à Lehman Brothers… plusieurs heures après que la banque américaine s’était placée en situation de faillite. Ou encore de la perte de change de 295 millions de Fortis, attribuée, le 24 décembre, au gel du processus de rachat par BNP décidé par la justice belge.

Et il ne faut pas oublier la perte de trading de 250 millions d’euros (soit l’équivalent d’un an de produit net bancaire d’une caisse régionale de taille moyenne) enregistrée par le Crédit Agricole en septembre 2007.


Sylvain de Boissieu
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sirius et 2 autres membres participent à cette discussion
sirius - Il y a 10 ans arrow option
Maud 704, tu nous pourris le forum avec tes copier/coller, regroupe cela sur un même post!!! Merci.
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zenzenzap - Il y a 10 ans arrow option
C'est un hold up sur le forum?
Bonjour. C'est interessant tes articles Maud1704.....il m'arrive de les reco. Mais bon....point trop n'en faut...ou en tout cas...pas trop en meme temps stp. Merci.
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acrouan - Il y a 10 ans arrow option
Maud : STP, ne nous fais pas "exploser" le seveur ZB >>>
1 - Tu es trop long à lire.
2 - Tu ouvres ce mardi 14 AM un total de cinq files différentes sur KN !
3 - Est-ce que tu ne remarques pas que peu de forumeurs te répondent ?
4 - Conseil : ouvre une file "Maud1704", avec des sous-rubriques à la suite et tu nous facilitera la lecture de la page d'ouverture :"Accueil Forum > Toutes discussions".

Merci d'avance.

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maud1704 dans NATIXIS - Il y a 10 ans arrow option
HSBC aurait besoin de 30 milliards de dollars
HSBC aurait besoin de 30 milliards de dollars, selon Morgan Stanley
HSBC inquiète les marchés après une note alarmante de Morgan Stanley, pour qui le géant du secteur bancaire aurait besoin de 30 milliards de dollars. Les pertes d'HSBC, qui est l'une des rares banques à ne pas avoir levé de fonds depuis le début de la crise, nécessiteraient, selon les analystes de la banque d'affaire américaine, un refinancement massif. Les filiales de l'établissement financier britannique en Asie et aux Etats-Unis, auraient besoin de 5 milliards chacune.

De plus, HSBC pourrait diviser son dividende de moitié, voire n'en distribuer aucun pendant les deux prochaines années.

Le groupe peut craindre une réduction de ses marges, puisqu'il réalise 57% de ses prêts en Grande-bretagne et aux Etats-Unis, là ou les taux de défaut sont les plus élevés. La récente appréciation du dollar lui est aussi défavorable, la holding britannique versant ses dividendes en billets verts.

Les incertitudes concernant la santé financière d'HSBC, contribuent à alimenter la défiance des investisseurs sur les valeurs du secteur bancaire. D'autant qu'elles interviennent deux jours après une rumeur de lourdes pertes de Citigroup au quatrième trimestre.
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faber participe à cette discussion
faber - Il y a 10 ans arrow option
ok maud mais quel lien avec kn
a ma connaissance Bp a rachete 2 milliards les agences hsbc affiliées france.
eclaire ma lanterne stp merci
  
  
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maud1704 dans NATIXIS - Il y a 10 ans arrow option
Les banques veulent payer des dividendes, sans se "décapitaliser" ni scandaliser
Les banques veulent payer des dividendes, sans se "décapitaliser" ni scandaliser
LE MONDE | 14.01.09 | 14h55

Peut-on distribuer des dividendes à ses actionnaires quand on a perçu de l'argent public ? C'est à cette question financière et éthique que devront répondre les conseils d'administration des grandes banques françaises dans les semaines à venir, lors de l'examen des comptes 2008.

En échange de son aide de 21 milliards d'euros en fonds propres aux établissements financiers, dont la moitié a déjà été versée, l'Etat leur a imposé comme unique contrepartie de continuer à accorder des crédits. Il les a laissés libres de décider de leur politique de dividendes.

Crise : la rémunération des actionnaires fait débat
Pour Noël Amenc, professeur de finance à l'Edhec, rien ne s'oppose à ce que les banques rémunèrent leurs actionnaires au titre de l'année 2008. "Il n'y a pas d'interdit ni d'obstacle, à ce qu'une banque qui a bénéficié de l'intervention de l'Etat, pour améliorer ses fonds propres ou sa liquidité, puisse distribuer des dividendes, estime M. Amenc. L'intervention de l'Etat s'est faite aux conditions de marché (à un taux d'intérêt d'environ 8 %). Les banques, dont aucune n'a été nationalisée, sont donc en droit de mener une politique de marchés, c'est-à-dire de rémunérer leurs actionnaires."

Pour le professeur de finance, "l'une des façons de bien gérer la valeur de son entreprise est d'avoir une politique de dividendes". "C'est peut-être ainsi, poursuit-il, qu'on évitera de nouvelles interventions de l'Etat." Pour lui, la seule limite est le maintien d'un niveau de fonds propres adéquat. Il ne s'agirait pas de "décapitaliser" des institutions encore fragiles pour flatter l'actionnaire.


ETRE EN MESURE DE SÉDUIRE

Cette analyse trouve un écho dans les banques où l'on évoque "une certaine marge de manoeuvre". A la Société générale, le nouveau directeur général, Frédéric Oudéa, laisse toutes les options ouvertes. Fin novembre 2008, tout en se disant confiant pour le quatrième trimestre, il avait précisé que la banque avait "déjà provisionné un dividende qui représente 45 % du résultat net du groupe sur les neuf premiers mois de l'année, conformément au taux de distribution que (nous) envisageons". L'arbitrage qui sera fait début février sera fonction du niveau des bénéfices réalisés en 2008, de la trésorerie et du ratio de fonds propres.

Chez BNP Paribas, l'on insiste sur la légitimité des établissements financiers à rester maîtres de leur politique de dividendes. "L'aide de l'Etat a augmenté la dette de manière momentanée, mais pas le service de la dette !" glisse-t-on. "Nous savons que nous serons critiqués si nous rémunérons nos actionnaires. Nous serons donc raisonnables, résume un dirigeant. Aucun conseil ne pourra rester insensible à l'environnement politique." Il ajoute : "Distribuer des dividendes est un élément important de la compétition."

Le ministère des finances suivra avec attention les arbitrages, surtout dans les banques en difficulté (Dexia, Natixis). Fin 2008, à la Commission européenne qui lui demandait pourquoi il n'imposait pas une limitation des dividendes aux banques comme d'autres Etats européens, Bercy avait répondu qu'il souhaitait leur permettre de retourner sur le marché le moment venu. Et d'être en mesure de séduire les actionnaires.

Anne Michel
Article paru dans l'édition du 15.01.09.
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maud1704 dans NATIXIS - Il y a 10 ans arrow option
Bercy peaufine la nouvelle recapitalisation des banques
LE MONDE | 14.01.09 | 15h13 •

L'Etat devrait préciser, dans les jours prochains, les modalités et le calendrier de sa nouvelle injection de fonds propres dans les banques françaises, ainsi que l'a annoncé, mardi 13 janvier, la ministre de l'économie, Christine Lagarde.

BNP Paribas a besoin d'un compromis pour acquérir Fortis
Edition abonnés Archive : L'Etat est décidé à injecter de nouveau de l'argent public dans les banques
Ce nouveau soutien financier de 10,5 milliards d'euros, effectué via la Société de prise de participation de l'Etat (SPPE), portera à 21 milliards d'euros au total l'aide publique en capital aux banques. Il vise à aider ce secteur à passer un cap difficile en 2009, afin d'éviter qu'une crise du crédit n'asphyxie l'économie, notamment les PME et les ménages.

Le ministère des finances prévoit de procéder de la même façon qu'à la mi-décembre 2008, lors de la première injection de fonds propres. Les 10,5 milliards d'euros devraient être proposés aux établissements financiers au prorata de leur poids dans l'économie.

"Nous suivons notre logique d'accompagnement du financement de l'économie, explique un proche de Mme Lagarde. Cela ne nous empêchera pas d'examiner des demandes particulières, s'il devait y en avoir." Au passage, Bercy réaffirme sa détermination à maintenir la pression sur les banques, pour qu'elles jouent le jeu dans la crise.

En revanche, à la différence ce qui a été fait en décembre 2008, le ministère des finances envisage de laisser le choix aux banques entre l'émission de deux types d'instruments financiers : des titres hybrides - plus proches des actions que des obligations - et des actions de préférence, à dividende prioritaire mais sans droit de vote.

Les actions de préférence présentent l'avantage de renforcer les fonds propres dits "durs" des banques (le fameux core tier one), sans diluer les actionnaires existants. L'Italie vient d'opter pour de tels instruments, ce qu'a salué le marché.

En France, ce montage technique vise à prendre en considération les besoins très différents des banques françaises, en matière de renforcement de leur capital. Toutes affichent des ratios de fonds propres jugés satisfaisants par les autorités de tutelle bancaires, autour de 8 %. Certaines, cependant, sont dans une situation tendue de ce point de vue.

"PRESSION DES MARCHÉS"

Parmi les grandes banques, c'est le cas de BNP Paribas, qui comptait sur la reprise de la banque Fortis en Belgique - une opération gelée à ce jour - pour améliorer un ratio de fonds propres jugé un peu juste par les marchés financiers, à moins de 8 %.

Tout en appréciant l'intervention de l'Etat auprès des banques, l'établissement se défend d'être sous tension : "La pression des marchés est relative. Nous n'avons aucune demande des autorités ni des agences de notation pour relever notre ratio. Nous affichons depuis le début de l'année l'une des meilleures progressions du CAC 40 (+ 12 %)", affirme un porte-parole.

Quoi qu'il en soit, toutes les banques devraient, une nouvelle fois, se présenter au guichet de l'Etat. De fait, pour la première fois depuis longtemps, certaines d'entre elles seront contraintes d'afficher des pertes au titre de l'exercice 2008, à l'instar des Caisses d'épargne, prises au piège de la crise financière.

Anne Michel
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maud1704 dans NATIXIS - Il y a 10 ans arrow option
Le taux du Livret A devrait baisser de 4 à 2% au 1er février
Le taux du Livret A devrait baisser de 4 à 2%
[ 14/01/09 - 15H50 ]

Le gouvernement devrait choisir demain d'appliquer automatiquement la formule de calcul, qui prend en compte notamment l'inflation. Le taux devrait retrouver son plus bas niveau depuis août 2005.
AFP/François NascimbeniAvec la baisse de l'inflation, la baisse du taux Livret A ne fait plus de doute. Sauf décision politique de dernière minute, ce taux, fixé à 4% depuis le 1er août _son plus haut niveau depuis 1996_, devrait être ramené à 2%. Ce serait son plus bas niveau depuis août 2005 .

La baisse découle automatiquement de la formule de calcul adoptée il y a quelques années pour couper court à toute polémique et qui prend en compte notamment l'inflation. Le gouverneur de la Banque de France devrait, comme c'est l'usage, faire une recommandation au gouvernement, qui décidera alors si le nouveau taux (soit 1,95%, arrondi à 2%) s'appliquera au 1er février.

La décision devrait être rendue publique jeudi, a-t-on précisé mercredi au ministère de l'Economie. " L'inflation s'élevant à 1%, ce taux de 2% préserve largement le pouvoir d'achat des Français ", a fait valoir cette source, citée par l'AFP, ajoutant qu'il était " très probable " que le gouvernement n'intervienne pas.

Les taux de rémunération du Livret A depuis 2000


Dates de changement du taux Taux net
1er août 2008 4%
1er février 2008 3,50%
1er août 2007 3%
1er août 2006 2,75%
1er février 2006 2,25%
1er août 2005 2%
1er août 2004 2,25%
1er août 2003 2,25%
1er juillet 2000 3%
15 janvier 2000 2,25%

Une incitation à la consommation ?
La baisse du taux, qui va inciter les épargnants à consommer, est une bonne nouvelle pour la croissance. En 1999, le passage de 3% à 2,25% avait ainsi entraîné des sorties de 5,5 milliards d'euros d'euros en quatre mois. Du côté des assureurs, cette baisse est également bienvenue car l'assurance-vie a souffert de l'attractivité du Livret A, qui a joué le rôle de placement refuge depuis le début de la crise financière. Ses encours ont ainsi augmenté de plus de 10% entre janvier et novembre.

En revanche, cette diminution tombe mal pour les banques, autorisées depuis le 1er janvier à distribuer ce produit, jusque-là apanage de la Banque Postale et des Caisses d'épargne. Alors que le Crédit Agricole a annoncé avoir déjà ouvert plus de 2 millions de Livrets A, la baisse du taux pourrait ralentir le mouvement, d'autant que les réseaux historiques sont accusés de tout faire pour retenir chez eux leurs détenteurs.
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maud1704 dans RODRIGUEZ GROUP - Il y a 10 ans arrow option
Rodriguez Group : Chute sur des prises de bénéfices, un analyste vise 1 euro
Rodriguez Group : Chute sur des prises de bénéfices, un analyste vise 1 euro Mardi 13 janvier 2009 à 15:44




(c) dr
(Tradingsat.com) - Rodriguez Group abandonne près de 17% à 4,1 euros mardi après-midi, sur des prises de bénéfices assez logiques après une envolée de 260% en sept séances. La spéculation se dégonfle après que le fabricant de yachts de luxe a confirmé lundi soir dans un communiqué qu'il n'était en possession d'aucune nouvelle information susceptible d'expliquer les derniers mouvements.

Le groupe a rappelé qu'il était engagé dans des discussions avec ses banques, portant notamment sur la restructuration de la dette. Des discussions qui se poursuivent à l'heure actuelle.

« Bien qu'il n'ait pas encore été finalisé, nous comprenons que la direction est confiante qu'elle pourra parvenir à un accord avec ses banques », commentent mardi les analystes d'Exane BNP Paribas. Compte tenu du récent rebond, le broker fait toutefois remarquer que la valorisation de l'action Rodriguez Group n'est pas particulièrement attrayante. C'est pourquoi il maintient sa recommandation « Sous-performance », assortie d'un objectif de cours de 1 euro.

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maud1704 dans NATIXIS - Il y a 10 ans arrow option
PRIX OPR OU OPA ENTRE 4 ET 5 EUROS bruits de marchés
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maud1704 dans ENGIE - Il y a 10 ans arrow option
Bertrand Richard le 13/01/2009 à 08:15 Recommandation Certificat, GDF SUEZ: Retournement

GDF SUEZ: La valeur a calé sous sa résistance des 36 euros et se retourne. On peut accompagner le mouvement de baisse avec le Turbo put code 2031D sauf débordement des 36 euros.


© olivieranger.com


L'analyse de Bertrand Richard
Le 16 décembre, nous constations une amorce de reprise sur la base du support des 27 euros et avons dès lors conseillé de profiter du mouvement naissant avec le Turbo call code 2354D seuil de référence 25.50 euros pour une échéance au 19 mars 2009. En revanche, le 31 décembre, nous avons conseillé la prise de bénéfices au moins partielle en raison de l’arrivée sur la résistance des 36 euros. De fait, la valeur opère une phase de retournement et les difficultés actuelles liées aux approvisionnements en provenance de Russie ne sont pas de nature à encourager les acheteurs même si la direction se veut rassurante. Par ailleurs, le prix du gaz devrait diminuer prochainement et la baisse des cours du pétrole se révèle pénalisante pour le groupe. La baisse peut donc s’accélérer surtout si les marchés mettent un terme à l’optimisme naissant constaté en début d’année. Graphiquement, rien n’interdit une chute en direction des 29 voire 27 euros.
Le conseil produit
On peut donc accompagner le mouvement avec le Turbo put code 2031D seuil de référence 40.50 euros pour une échéance au 19 mars sachant que ce certificat ne serait plus adapté sur débordement des 36 euros.

> Fiche cours du GDF 40.50TS 0309D
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maud1704 dans GROUPE STERIA - Il y a 10 ans arrow option
Nouveau recul du nombre de prestations informatiques en décembre
Nouveau recul du nombre de prestations informatiques en décembre
Par David Castaneira Le 13 janvier 2009 (10:43)

Rubriques : gestion de projet - SSII - Projets Tags : ssii - projets - hitechpros - marche


La fin d’année a confirmé le recul de la demande sur le marché de la prestation informatique. Hitechpros a ainsi enregistré une légère baisse sur décembre, soit 7,56% de contrats en moins par rapport à novembre déjà en recul. Au total il s’agit du troisième mois consécutif d’un recul remarquable. En novembre Hitechpros enregistrait en effet une baisse de 8,51% par rapport à octobre, mois qui accusait lui même un retrait de 7,27% par rapport à septembre 2008.
Sur décembre, selon le baromètre, les catégories techniques les plus demandeuses en ressources demeurent les nouvelles technologies (31,6 % des demandes), Systèmes, réseaux et sécurité (20,0 % des demandes) et Consulting Expertise (18,1 % des demandes).
Reste que si l’implémentation de nouvelles technologies est très demandée, les commandes dans cette catégorie enregistrent un léger recul (-0,5%) tout comme celles concernant la catégorie Systèmes, réseaux et sécurité (-6,62%) et la catégorie CRM, Décisionnel, Datamining (-3,39%). Une croissance soutenue touche néanmoins les catégories Moyens systèmes (+ 30,77 %) et Consulting Expertise (+ 29,21 %).
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maud1704 dans GROUPE STERIA - Il y a 10 ans arrow option
Dépenses informatiques : sérieuse chute à prévoir pour 2009
Dépenses informatiques : sérieuse chute à prévoir l'année prochaine
Le cabinet Pierre Audoin Consultants prévoit un net fléchissement des dépenses IT en France. Avec quelques nuances.



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La crise économique qui sévit actuellement devraient finir par toucher les dépenses dans le secteur de l'informatique l'année prochaine en France. Le cabinet Pierre Audoin Consultants prévoit pour 2008 une croissance des dépenses dans ce secteur de l'ordre de 3%, contre 3,1% en 2007. Mais, pour 2009, ce sera plus difficile : la croissance ne devrait pas dépasser 1,3%.

Néanmoins, ce ralentissement va s'avérer inégal suivant les différents secteurs du monde de l'informatique. Le rythme de croissance devrait rester soutenu pour les prestations délivrées dans le domaine de l'infogérance, et voir en parallèle le secteur des logiciels (applicatifs et outils) et des "prestations intellectuelles" (conseil et intégration de systèmes) accuser une baisse de 3 à 4 points par rapport à 2008.

La baisse des investissements sera également différente suivant les secteurs d'activité. La banque et la finance en général certainement une diminution de ces investissement informatiques. En revanche, le secteur public devrait continuer à investir l'année prochaine, notamment dans les services et les logiciels informatiques.

L'île-de-France et les PME en ligne de mire

Le ralentissement des investissements informatiques touchera aussi diversement les régions françaises. Ainsi, l'Ile-de-France devrait être en première ligne et ressentir assez fortement ce ralentissement. Les régions, quant à elles, seront moins durement touchées. Et logiquement, les PME pourront espérer investir moins massivement dans le domaine de l'informatique que les grandes entreprises.

Et, du fait de la crise économique et financière, la pression sur les prix devrait encore s'accentuer. Les pratiques "lower cost", comme les qualifie Pierre Audoin Consultants, devraient encore davantage se développer, comme l'offshore dans le secteur des services, et l'open source ou le SaaS dans le monde des logiciels.
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