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ZB Campus

SAVOIR INVESTIR
1.6 - Les indicateurs économiques

SOMMAIRE
1- L'activité économique : le PIB
Le taux de variation du Produit Intérieur Brut (PIB) permet de mesurer la croissance économique, en d’autres termes, les richesses créées dans un pays. La hausse du PIB est signe de croissance et inversement. L’entreprise étant précisément l’endroit où se créée la valeur, toute hausse du PIB devrait signifier une hausse des actions.
Dans la réalité, les choses sont un peu plus compliquées.
Si le PIB croît trop vite, la menace de l’inflation peut laisser craindre un resserrement de politique monétaire et donc une hausse des taux. Inversement, si la croissance du PIB ralentit,  les autorités monétaires craindront un ralentissement économique et réagiront en desserrant la politique monétaire.
 
On observe également l'activité économique à travers d’autres indicateurs : la consommation des ménages, la confiance des ménages, les ventes de détails, l’indice des directeurs d'achat, le climat des affaires, la production industrielle...
Les prix à la production sont également attentivement suivis par les investisseurs car ils sont un indicateur majeur de la pression inflationniste. La sensibilité des marchés à toute variation de cet indicateur est généralement élevée.

2- Les statistiques américaines
Première puissance économique, et financière mondiale, les Etats-Unis influencent la totalité des places boursières. Les statistiques américaines sont sans conteste les plus suivies et certaines d'entre elles peuvent fortement impacter les marchés :
 
ADP Non-Farm Employment Change ("variations d’emplois non agricoles selon ADP") correspond aux créations d’emplois non agricoles publiées par les cabinets de conseil en ressources humaines ADP (Automatic Data Processing). Cette enquête est généralement publiée deux jours avant la présentation du rapport mensuel officiel sur l'emploi du Département du Travail américain (Non-Farm Employment Change) et repose sur les prévisions des économistes interrogés. Les résultats de l'enquête mesurent le niveau d'emploi privé non agricole, donnant des perspectives significatives sur le marché du travail américain, ce qui peut avoir un impact direct sur les indices ainsi que sur le dollar. De mauvais chiffres laisseraient entrevoir une dégradation du marché de l'emploi américain et pourraient pénaliser la bonne tenue des marchés financiers.

Average Hourly Earnings ("salaire horaire moyen") mesure la variation du coût de la main d’œuvre, hors industrie agricole. Cet indicateur est publié par le ministère du Travail des Etats-Unis et correspond à une mesure clé de l'inflation sur le marché du travail.

Building Permits ("permis de construire") est une statistique économique publiée le 18ème jour ouvrable de chaque mois par le bureau de recensement des Etats-Unis (Census Bureau). Cette dernière recense l'ensemble des permis de construire - c’est-à-dire les autorisations qui ont été délivrées pour permettre la construction d’un bâtiment nouveau ou existant - et donne une idée de la dynamique immobilière aux Etats-Unis. Il peut donc être un outil d'appréciation de la croissance de l'économie américaine.

CB Consumer Confidence ("confiance des consommateurs"). C’est une statistique qui est publiée chaque mois par le Conference Board (association de recherche économique) et qui mesure la confiance en l’activité économique des consommateurs américains. Plus précisément, cet indicateur reflète les conditions commerciales actuelles et potentielles pour les mois à venir en prenant en compte le comportement des consommateurs, leur âge, leurs revenus, leur localisation géographique, etc.

CPI pour Consumer Price Index ("indice des prix à la consommation") est l'indicateur d'inflation principal aux Etats-Unis : il mesure l'évolution des prix des biens et services achetés par les consommateurs américains. Il est publiée chaque mois par le Bureau des Statistiques du Travail (Bureau of Labor Statistics). On parle de CPI core lorsque les produits alimentaires et du secteur de l’énergie sont exclus. C’est d’ailleurs la mesure de l'inflation la plus suivie car elle supprime les éléments volatils susceptibles de biaiser le calcul de l'inflation.

Crude Oil Inventories correspond aux stocks de pétrole brut. Cet indicateur est publié par l'EIA (Energy Information Administration), une agence américaine d'information sur l'énergie, tous les mercredis. Il s’agit du nombre de barils de pétrole brut détenus en stocks par les entreprises américaines sur la semaine précédente. Le résultat impacte les cours du baril de pétrole et par ricochet les entreprises pétrolières et parapétrolières. 

Durable Goods Orders ("commandes de biens durables"). Cette statistique est une mesure mensuelle des nouvelles commandes de produits manufacturés devant durer au moins trois ans. Elle est publiée par le Census Bureau des Etats-Unis et fournit des informations sur la conjoncture économique. Si le chiffre ressort supérieur aux attentes des analystes, alors l’économie est en croissance (à l’inverse, si les commandes de biens durables ressortent sous les consensus, alors elles traduiraient une contraction de l’économie américaine). Vous verrez parfois apparaître la mention "Core Durable Goods Orders" : c'est la même statistique hors matériel de transport, qui est la composante la plus volatile. 

Federal Funds Rate ("taux des fonds fédéraux"). Ce sont les taux de la banque centrale américaine auxquels les banques se prêtent de l’argent au jour le jour (overnight). Afin d’être en mesure de prêter de l’argent à une autre institution, le solde que la banque prêteuse détient à la Réserve Fédérale doit être excédentaire afin de maintenir le niveau des réserves obligatoires inchangé.

GDP pour Gross Domestic Product,("produit intérieur brut"). Chaque trimestre, les autorités américaines publient l'évolution du PIB. Il y a trois dates de publication : avancée (Advance, la moins précise), préliminaire (Prelim) et finale (Final, la plus détaillée). Cette statistique mesure l'évolution annualisée de la valeur des biens et des services produits aux Etats-Unis, ajustée de l'inflation. Attention, la statistique est annualisée, contrairement à l'Europe où l'évolution est traditionnellement fournie par rapport au trimestre précédent.  

ISM manufacturing PMI ("indicateur ISM manufacturier des directeurs d'achat"). Cet indicateur mensuel, publié par l’Institut for Supply Management (ISM), permet  d’appréhender l’état du secteur manufacturier américain. PMI signifie "Purchasing Managers Index". Il découle d'une enquête réalisée auprès d’environ 400 directeurs d’achat dans 50 Etats américains, concernant leur activité et prenant en compte différents critères tels que les stocks, les nouvelles commandes, les délais de livraison, etc. Un indice supérieur à 50 points signale une phase d'expansion du secteur manufacturier, et une contraction s'il est inférieur à 50 points. Le même indicateur existe pour le secteur des services : ISM non-manufacturing PMI.

PPI pour Producer Price Index ("indice des prix à la production"). Publié chaque mois par le Bureau des Statistiques du Travail (Bureau of Labor Statistics), cette statistique représente l'évolution des prix des services et des produits finis vendus par les entreprises américaines. Il s’agit d’un indicateur mensuel clé de l’inflation et existe également en version "core", c’est-à-dire ne prenant pas en compte le secteur de l’alimentation et celui de l’énergie.

Retail Sales ("ventes au détail"). Cette statistique représente l'évolution du montant total des ventes au détail ajustées de l'inflation. Elle a un impact fort puisque c'est la première donnée publiée concernant les dépenses des ménages. Lorsque l’on parle de "Core Retail Sales", c’est que le secteur de l’automobile est exclu. C’est le Census Bureau qui publie cet indicateur.

Unemployment Rate ("taux de chômage"). Cette statistique représente le nombre de chômeurs en pourcentage de la population active, c’est-à-dire des personnes en âge de travailler et qu’ils n’ont pas exercé d’activité durant la semaine de référence de l’enquête, ou s’ils ont activement recherché un emploi au cours des quatre semaines précédentes ou encore s’ils attendent une réponse après une mise à pied temporaire.

3- Les taux d'intérêt
Les taux d'intérêt sont la principale arme de la politique monétaire. Apanage des autorités monétaires, elle vise à équilibrer l'offre et la demande de monnaie et de crédit afin d’alimenter la croissance, sans créer d'inflation.
Un risque d’inflation et la banque centrale peut abaisser les taux. A contrario, en cas de risque de surchauffe, elle relève ses taux directeurs.
 
Chaque réunion de la Réserve fédérale des Etats-Unis ou de la Banque centrale européenne influence les marchés boursiers. Deux raisons à cela :
 
-Pour les investisseurs qui font des arbitrages entre actions et obligations, les taux d’intérêt font bouger la valeur de la prime de risque (la prime de risque correspond au supplément de rentabilité espéré sur le marché des actions par rapport à un placement sans risque : prix du risque).
Une baisse des taux augmente cette prime et rend les actions plus attractives. Inversement, une hausse des taux la diminue et rend les marchés d'actions moins attractifs.
 
- Pour les entreprises : Les cours de Bourse reflètent les perspectives des entreprises en termes de croissance et de rentabilité; Un changement de taux modifie ces perspectives en même temps qu’il influence le coût du financement des investissements. Si les taux baissent, cela favorise la croissance et diminue les charges financières des entreprises : les cours s’apprécient. Si les taux montent, cela pèse sur la croissance et accroît les charges financières des entreprises : les cours fléchissent.
 
Dans la pratique, l’impact des taux d’intérêt sur les marchés financiers est surtout une question d’anticipation et d’attente des financiers qui spéculent sur chacune des décisions des banques centrales. On peut ainsi voir les cours monter à l’annonce d’une hausse des taux si les marchés traduisent cette décision comme une volonté des autorités monétaires de faire face rapidement à des pressions inflationnistes.

4- Le taux de change
Avec la mondialisation des marchés et la forte croissance des échanges commerciaux, le taux de change de la monnaie est devenu un concept économique majeur.
Le taux de change d’une devise est fonction de plusieurs facteurs, notamment la croissance économique nationale, la compétitivité des exportations, l’offre et la demande monétaire, l’inflation, le déficit et la dette des pays, etc.
 
En général, lorsqu'une Banque Centrale augmente ses taux directeurs, le taux de change de sa monnaie a tendance à s'apprécier immédiatement. L'augmentation des taux d'intérêt rend les placements dans la zone plus attractifs.
L’Union Européenne réalise un tiers de ses échanges avec le monde extérieur, son économie est par conséquent affectée par les évolutions des taux de change, notamment face au dollar américain.
 
Introduit, en 1999 à 1,18$, l’Euro devait être le garant d’une plus grande stabilité et d’une prospérité accrue pour la zone euro.
 
Les inconvénients d’un euro fort :
-   un euro fort réduit la compétitivité des entreprises face à leurs concurrents d’outre-Atlantique et asiatiques. Pour conserver leurs parts de marché, les sociétés exportatrices européennes se voient contraintes de réduire leurs prix
-     Les entreprises qui facturent en dollars voient directement leurs marges affectées par la hausse de l’euro.
 
Ainsi, la hausse de l’euro aurait couté 0,6 points de croissance en 2008 !
 
Les atouts d’un euro fort :
-   Les sociétés importatrices s’approvisionnent à moindre coûts, dans la mesure où les principales matières premières sont libellées en dollars. L’incidence sur l’économie européenne des hausses répétées du cours du pétrole brut ces dernières années ainsi été limitée par la force de l’euro.

5- Le pétrole
L'évolution des prix du baril de pétrole résulte de la confrontation entre l'offre et la demande. L’offre s’apprécie lors des réunions de l’OPEP. La demande est suivie par les publications sur l’état des stocks de pétrole. A cela s’ajoute d’autres facteurs qui influencent les cours comme les facteurs géopolitiques et climatiques.
De nombreux secteurs et entreprises sont concernés, notamment l’automobile, les transports et la chimie.
 
 

6- Le Baltic Dry Index
Le Baltic Dry Index (BDI) est un indice des prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches (ciment, charbon, acier, métaux, céréales…). Créé en 1998, il est géré par la société britannique Baltic Exchange à Londres. Il est établi sur une moyenne des prix pratiqués (en dollar) sur 24 routes mondiales de transport en vrac de matières sèches.
 
Comme le coût du fret maritime varie avec la quantité de marchandises transportées et que le transport des matériaux de base influence la production et les prix à la production, cet indice est considéré comme un bon indicateur d'une croissance future de la production.
Il apparaît comme le nouvel oracle des salles de marché depuis qu’il a anticipé de deux mois la chute des prix des matières premières.
 
En l’étudiant, on remarque que les cours du BDI sont extrêmement volatiles, avec un pic en 2007 et début 2008.
Entre juin et novembre 2008, le BDI a dévissé de plus de 90 % à une vitesse record. Alors que la crise se durcissait, le BDI démarrait son rebond en décembre 2008. En quelques mois, il a rebondi de 500 %. Cette reprise était considérée comme le signe du redémarrage du commerce mondial.
Sur les marchés, la reprise s’est manifestée plus tardivement au cours du mois de mars 2009.
 
 

7- Le VIX (Volatility Index)
Le VIX (CBOE volatility index) est un indicateur de volatilité du marché financier américain, il représente une mesure du risque de marché. Crée en 1990, il est établi quotidiennement par le Chicago Board Options Exchange (CBOE). Cet indice est calculé en faisant la moyenne des volatilités sur les options d'achat (call) et les options de vente (put) sur le S&P 500.
 
Le VIX est souvent décrit comme l’indice de la « peur » ; ce dernier permet d’avoir une perception plus juste des attentes des investisseurs sur la future volatilité du marché.
 Les valeurs du VIX supérieures à 30 sont généralement associées à une importante volatilité causée par la peur ou l’incertitude des investisseurs et traduit un pessimisme élevé.
Une valeur du VIX inférieure à 20 témoigne d’un relatif optimisme sur le marché financier américain. La variation de cet indice est plus importante que sa valeur elle-même.
 
Depuis le début des années 2000, l'indice a dépassé 30 à seulement 3 reprises : en 2001 après les attentats du 11 septembre, entre mai et octobre 2002 (scandales financiers, tensions au Proche-Orient) et en 2008 où il explose littéralement à 80, témoignant de l'ampleur de la crise mondiale.
 
Le VIX et les marchés actions évoluent de façon inversement corrélée. Ainsi, lorsque le VIX atteint un sommet, les marchés atteignent des points bas et inversement.

8- Le VXO
Le VXO est un ancêtre du plus connu VIX ou volatility index. Il est la résultante d’une pondération de la volatilité implicite des options basées sur le SP100. Lorsque celui-ci est supérieur à 30, les marchés sont particulièrement volatiles et généralement en proie à un mouvement baissier. Inversement, au-dessous des 20, la complaisance est de mise.
 
 

9- Pour conclure
Quel est l'impact de tout ce qui précède sur les marchés financiers ? Ceux-ci réagissent à chaque nouvelle information et ajustent leurs anticipations et prévisions. D’où l’importance de connaître les relations qui se tissent entre l’économie et les marchés financiers.
 
Toutes les statistiques n’ont pas la même importance. En premier lieu, les informations « attendues » par les marchés ont un impact limité sur les cours dans la mesure où elles sont déjà intégrées. Celles qui surprennent le marché ont une influence forte.
En second lieu, il faut distinguer celles qui ont un impact systématique sur les marchés (croissance, taux d’intérêt) et celles dont l’importance varie en fonction des secteurs (comme les matières premières).





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