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Marc Favard, directeur des gestions de Meeschaert Asset Management


Vendredi 10 Octobre 2008 à 09:01 Catégorie : Interview du Jour
Les mois d'octobre confirment leur réputation d'extrême dangerosité pour les marchés d'actions. La place parisienne a plongé de 9.04% lundi 6 octobre, la seconde plus forte baisse de son histoire après celle de 9.6% du 18 octobre 1987. Le Cac 40 n'existait pas encore… En l’espace de sept séances, Wall Street a perdu autant que lors du fameux jeudi noir d’octobre 1987. Marc Favard fait le point sur la situation.



©dr(La Vie Financière) - Comment qualifiez-vous ce qui se passe ?

C’est un krach rampant qui accélère, finalement à peine moins brutal que celui d’octobre 1987. C'est en tout cas un vrai marché baissier, profond, avec des volatilités démentes, tant sur les actions que sur les devises. En quelques jours, l'euro s'est déprécié de plus de 5% face au yen, passant de 151 yens lundi dernier à 136 yens. Les économies en croissance ne sont pas épargnées : le real brésilien vient de se déprécier de 20%, et la bourse de São Paulo a dû fermer lundi pendant une heure. Au stade actuel, il devient clair que la baisse des marchés n'est plus simplement le fait des gérants traditionnels. Des gestions alternatives sortent probablement du marché, ou procèdent pour le moins à une réduction de leur levier.

Le marché a-t-il capitulé ?

Ce serait souhaitable. La certitude, c'est que le marché panique. On parle de tensions très vives lorsque la volatilité monte au dessus de 30%. Elle dépasse aujourd'hui allègrement 50%… Un tel niveau reflète tous les risques : interbancaires, de récession… L'écart entre l'euribor 3 mois, c'est à dire le taux échangé entre les banques, qui est à 5.32% et le taux sans risque de 3.67% des bons du trésor à 3 mois, est historique ! C'est le signe que le marché interbancaire est complètement bloqué du fait de la réticence persistante des banques à se prêter entre elles. La panique, c'est également lorsque les investisseurs se positionnent sur des placements à rendement nul, mais sûrs. Les rendements offerts par les T Bills valent zéro ou presque actuellement !

Quels sont les prérequis pour que les marchés d'actions retrouvent le chemin de la hausse ?

Avant de penser à une hausse, il faudra déjà que le marché cesse de chuter. Pour cela, il faut que revienne une certaine forme de confiance. C'est le premier objectif. Dans un second temps, la stabilisation de la situation de l'immobilier américain, qui est rappelons-le à l'origine de toute la crise que nous subissons aujourd'hui, sera le prérequis indispensable pour que la visibilité s'améliore. Mais il va falloir être patient alors que les investisseurs veulent des actions concrètes et rapides de la part des autorités politiques et monétaires afin de stopper la crise. Le plan Paulson voté la semaine dernière est une des réponses mais il faut le compléter par d'autres mesures. La baisse de taux concertée annoncée ce matin par les principales banques centrales est une bonne nouvelle. Le soutien des banques par des prises de participations des Etats, à l'image du plan d'urgence adopté hier soir par le gouvernement britannique, va dans le bon sens également. Il semble aussi que l’administration américaine envisage de garantir temporairement les dépôts bancaires. On aimerait voir la même chose en Allemagne par exemple

La publication des résultats du troisième trimestre des entreprises américaines se rapproche. Craignez-vous des déceptions ?

Tout est relatif sur un marché qui a perdu plus de 40% par rapport à ses plus hauts, on peut estimer qu'une partie des déceptions à venir sont intégrées dans les cours. Mais il ne faut pas se leurrer, le consensus devra s'ajuster. Les analystes tablaient sur une progression de 10% des bénéfices en 2009. Ce sera plutôt -10%, voire -20% pour les plus pessimistes. Les spreads de crédit, qui mesurent la perception que le marché a du risque de cessation de paiement des émetteurs, sont un bon indicateur des craintes quant à l'impact du ralentissement économique sur la santé des entreprises. L'observation des indices iTraxx, où s'affichent les signatures des entreprises, montre que le marché anticipe des taux de défaut de plus de 25%. Aujourd'hui en Europe, l'écartement des spreads sur les emprunts « investment grade », que l'on assimile à des obligations de bonne qualité est historiquement élevé à plus de 190 points de base supérieur au taux sans risque pour une échéance de 5 ans. Même constat sur la catégorie dite « high yield », c'est-à-dire les obligations à haut rendement, où l'on se situe à 800 points de base au dessus du taux d'Etat.

En ce qui concerne l'immobilier américain, quand peut-on espérer une sortie de crise ?

Les spécialistes les plus optimistes parlent d'un début d'amélioration d'ici six à huit mois, donc peut être à la fin du premier semestre 2009. La crise immobilière américaine dure depuis deux ans et demi. Or les crises immobilières durent généralement, en moyenne, quatre ans. En juin 2009, nous en serons à trois ans et demi. Il faut comprendre que cette crise immobilière américaine peut-être étroitement associée au développement des produits basés sur des formules de prêts à taux fixes pendant les deux ou trois premières années (à des taux très faibles) et qui sont ensuite « refixés » (reset) à des taux beaucoup plus élevés, créant un choc de paiement pour les emprunteurs. Si beaucoup d'entre eux vont encore subir ce choc cette année, leur nombre va commencer à diminuer l'an prochain.

Est-il encore possible de penser à se constituer un portefeuille d'actions dans le contexte actuel ?

La question mérite d'être posée. Les niveaux de cours de pans entiers de la cote n'ont plus rien à voir avec les fondamentaux, mais il convient de faire preuve d'une prudence extrême tant que le marché ne fait pas mine de se stabiliser. Dans la tourmente actuelle nous avons d'ailleurs décidé de proposer à nos clients un fonds obligataire à échéance deux ans, baptisé « Horizon placement court terme ». Les titres qui le composent, tous de qualité « Investment Grade », auront des durées de vie inférieures à 2,5 ans et seront remboursés au bout de ce délai. Mais pour ceux qui ont une vision à plus long terme et qui souhaite encore investir directement sur le marché, un constat s'impose : grosse modo quelques secteurs essentiellement ont tiré le marché pendant cinq ans : tout ce qui était lié aux matières premières, aux banques, à l'immobilier, a bien fonctionné. Des secteurs qui, soit dit en passant, avaient été totalement délaissés pendant la bulle sur les TMT au début des années 2000. Par déduction, il faudra encore acheter autre chose pour le prochain cycle…, c'est à dire ce qui n'a pas marché au cours du dernier. Je pense donc à la pharmacie, aux télécoms, aux technologique, aux médias, aux valeurs dollars.

Que pensez-vous des valeurs financières ?

Les banques de dépôt devraient être les grandes gagnantes de cette crise. BNP Paribas tire plutôt bien son épingle du jeu, c'est l'une des cinq grandes banques dans le monde à avoir conservé sa notation AA+. Je préfère néanmoins privilégier à moyen terme les assurances. Le métier de l'assureur offre en effet une visibilité plus pérenne dans le temps.

Si vous ne deviez choisir qu'une poignée de valeurs ?

Il faut des sociétés qui ne réviseront pas trop à la baisse leurs prévisions de résultats au cours des trois prochains mois, si possible avec du rendement. Pour respecter ce cahier des charges, je vais choisir des groupes comme l'électronicien de défense Thales, l'opérateur de télécommunications France Télécom ou bien le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis. Ces trois sociétés offrent une certaines récurrence de leurs revenus associée à une bonne visibilité. Je peux également m'intéresser ensuite à certaines technologiques, comme Dassault Système et Gemalto. Le thème du renforcement du dollar reste d'actualité. On peut le jouer via le secteur aéronautique. Safran peut être considéré comme un « call » sur le dollar, mais je préfère Zodiac, pour ses marges élevées et l'importance de son carnet de commandes. Sans oublier Eurotunnel, ma valeur préférée dans le secteur des infrastructures. Les problèmes de dette de la société appartiennent au passé désormais.

Propos recueillis par François Berthon
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CA 2021 784 M 909 M -
Résultat net 2021 -138 M -160 M -
Dette nette 2021 4 632 M 5 374 M -
PER 2021 -54,1x
Rendement 2021 1,21%
Capitalisation 7 349 M 8 526 M -
VE / CA 2021 15,3x
VE / CA 2022 11,2x
Nbr Employés 3 406
Flottant 77,4%
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