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Actelion, Bis Repetita ?
 Idorsia Ltd (IDIA)
Cours en différé. Temps Différé Swiss Exchange - 24/11 13:47:14
Cours
22.35 CHF
 
Variation
-0.45%
 
Capitalisation
2.67 MrdCHF
 
PER 2017
0x
Pour comprendre la très fraîche histoire d’Idorsia — la société est cotée sur la bourse suisse depuis le 16 juin dernier — il faut d’abord s’intéresser à celle de Jean-Paul Clozel (cardiologue de formation et sommité de la recherche française), son directeur général et fondateur d’Actelion.

Lancée en 1997 depuis Allschwil, dans la banlieue de Bâle, Actelion est devenue en onze ans la plus grande biotech européenne. Profitable à chaque exercice, la société réalisait en 2016 plus de deux milliards d’euros de chiffre d’affaires.
 
 
 
Son approche très particulière de la recherche tranchait avec celle de ses pairs où, traditionnellement, la stratégie marketing commande l’effort scientifique. Chez Actelion, on prenait le problème à l’envers — et cela a permis à la société suisse de développer un pipeline de molécules extrêmement compétitif et fourni au fil des années.
 
Exemple illustratif : le premier traitement commercialisé (auquel personne ne croyait, à commencer par Roche, à l’époque employeur du couple Clozel) a déjoué tous les pronostics, et généré plus de 15 milliards de dollars de ventes.
 
Actelion n’a jamais été intéressé par des opérations de croissance externe, et s’est plutôt concentré sur la recherche en interne; sous l’impulsion de son excellent directeur financier André Muller, profitabilité (marge nette de 15-20%) et rentabilité n’ont jamais été en reste — deux caractéristiques qui, là aussi, tranchent distinctement avec le reste de l’industrie.
 
Parti de zéro (ou presque), Actelion vient d’être acquis par Johnson & Johnson pour $30 milliards. Jean-Paul Clozel avait toujours défendu son indépendance bec et ongles, mais la pression de ses puissants actionnaires l’a finalement contraint à accepter l’offre (plusieurs fois réévaluée à la hausse) du géant américain.
 
A une condition cependant : qu’il puisse garder la main sur le très prometteur pipeline de molécules en développement. Sorti d’Actelion au moment de la transaction, celui-ci est désormais hébergé par une nouvelle société : Idorsia, nous le disions cotée en Suisse depuis le 16 juin dernier. 
 
Le pipeline en question se compose de quatre molécules en phase 2 (hypertension, troubles du sommeil et deux maladies rares) et de cinq molécules en phase 1 (troubles de l’anxiété, épilepsie, asthme, troubles cardiovasculaires et pulmonaires).
 
Impossible pour un profane d’évaluer la qualité de ce pipeline à sa juste valeur. Une chose est cependant certaine : personne ne le connaît mieux que Jean-Paul Clozel. A ce titre, il a sûrement d’excellentes raisons de vouloir le conserver pour le développer.
 
Bien capitalisé (un milliard de francs en trésorerie), soutenu par une équipe expérimentée et des installations de recherche sans équivalent en Europe, Clozel compte avec Idorsia rééditer l’exploit réalisé chez Actelion (il ne s’en cache pas). 
 
Le premier objectif de la société est d’atteindre rapidement la profitabilité en amenant trois produits sur le marché, afin d’autofinancer sa recherche sans diluer les actionnaires via de nouvelles levées de fonds. 
 
Le deuxième objectif de développer le pipeline vers un un potentiel de ventes d’au 5 milliards de francs (un cap qui, s’il était dépassé, multiplierait la valeur de la société par vingt, voire plus).
 
Idorsia : Actelion, bis repetita ?

(L'auteur possède des actions Idorsia acquises à 11CHF)
 

Article publié le 16/06/2017 | 14:23

Carl Cantor
© Zonebourse.com 2017

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