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Vents Porteurs, Bilan en Acier
 Aperam (APAM)
Cours en temps réel. Temps réel TRADEGATE AG - 24/11 14:05:42
Cours
€44.12
 
Variation
+0.03%
 
Capitalisation
$4.46Mrd
 
PER 2017
13.82x
Autrefois filiale du géant de la sidérurgie ArcelorMittal (la séparation date de 2010), Aperam est un producteur d'acier inoxydable, électrique et dit de spécialité (alliages complexes, etc.)

Domicilié au Luxembourg et détenu à 40% par le clan Mittal, le groupe concentre ses opérations sur le "heartland" européen (où il jouit d'une enviable position compétitive) à hauteur des deux tiers de son chiffre d'affaires, et sur l'Amérique latine à hauteur d'un cinquième de celui-ci.
 
 
 
La sidérurgie a connu des années difficiles, et sort à grand peine d'un cycle déprimé : l'effet conjugué de la chute du prix de l'acier, de bilans surchargés de dettes, de la récession européenne, de nouvelles normes environnementales et des surplus de production asiatiques exportés à perte aura causé des dizaines de milliards de pertes cumulées à l'industrie. 
 
Accablé en 2016 par un quatrième exercice déficitaire successif, ArcelorMittal a d'ailleurs du refinancer dans l'urgence.
 
Concentré sur des marchés moins concurrentiels, Aperam a traversé l'épreuve en limitant la casse. Profitable chaque année depuis son indépendance (même sur un fil de 2011 à 2013), l'entreprise s'est massivement désendettée au fur et à mesure des exercices (dette nette divisée par cinq depuis 2010), et présente aujourd'hui le meilleur bilan de son secteur.  
 
 
 
Le management a su absorber le recul de son chiffre d'affaires et habilement doper la profitabilité des opérations (marge d'EBITDA multipliée par trois depuis 2012). L'exercice 2016 marque semble-t-il un réel début de reprise, avec un profit cash d'environ $250 millions. 
 
Celui-ci a servi a couvrir le maintien des immobilisations (une dépense normalisée entre $100 et $150 millions par année) et reprendre le paiement du dividende (à hauteur de $97 millions).
 
Cette tendance favorable devrait s'accélérer en 2017, avec un profit au premier trimestre deux fois supérieur à la moyenne trimestrielle de l'exercice précédent. Le management a d'ores et déjà annoncé son intention d'augmenter le dividende (si bien sûr les résultats le permettent), et entamé en sus un programme de rachat d'actions de $100 millions (déjà exécuté à hauteur de moitié). 
 
 
 
Grâce à l'intégration verticale, le positionnement de spécialité et la production d'aciers et d'alliages à haute valeur ajoutée, la rentabilité des capitaux propres d'Aperam (10% en 2016) dépasse depuis des années celle de ses pairs, et se hisse au niveau de Nucor (le sidérurgiste nord-américain le plus rentable et le mieux géré, traditionnel "étalon de réussite" dans l'industrie).
 
Le ciel s'éclaircit aussi au niveau macro-économique : le prix de l'acier retrouve des couleurs depuis les plus bas du printemps 2016; l'Union Européenne et le Brésil ont enfin adopté des mesures anti-dumping; les mêmes semblent reprendre le chemin de la croissance après plusieurs années de crise; et la Chine, dont l'industrie sidérurgique est première responsable de la surcapacité mondiale, restructure son appareil productif sous l'impulsion du gouvernement. 
 
Sur une base diluée de 87 millions d'actions, Aperam cote présentement à quinze fois ses profits  un multiple qui suppute une faible croissance. Cependant, si la bonne tendance observée ces derniers trimestres se poursuit, et qu'effectivement le prix de l'acier rebondit sous l'impulsion de politiques publiques volontaristes et d'une reprise économique pérenne en Europe et au Brésil, le profit pourrait croître substantiellement, et le multiple de valorisation s'ajuster en conséquence. 
 
Par ailleurs, le management d'Aperam peut s'appuyer sur un véritable bilan-forteresse pour absorber une conjoncture défavorable (si d'aventure elle refaisait surface) ou déployer son capital de manière opportuniste, par exemple via des des rachats d'actions ou des acquisitions. 
 
Article publié le 14/06/2017 | 13:42

Carl Cantor
© Zonebourse.com 2017

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