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La minute durable : les Etats-Unis et les financiers à la croisée des chemins ESG

28/10/2020 | 16:05
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Dans la minute durable de cette semaine, nous vous expliquons en quoi les élections Américaines peuvent influer sur la croissance potentielle des investissements ESG. Puis, nous vous parlerons d’une étude Australienne qui émane de l’IEEFA spécialiste de l’analyse économique et financière du secteur de l’énergie. Ce dernier annonce qu’ “un exode des flux financiers hors des énergies fossiles a commencé”. L’institut publie une liste de 50 institutions financières internationales avant-gardistes qui accélèrent les flux d’investissement sortant du secteur pétrolier.

Si historiquement, la couleur politique du locataire de la maison blanche n’a pas d’importance pour l'Économie Américaine prise dans sa globalité, le nom du futur président de la plus grande puissance du monde pourrait peser sur la croissance potentielle des investissements ESG et ce pour plusieurs raisons. Ces dernières sont citées par le service Bloomberg Intelligence dans deux articles publiés cette semaine. Ainsi, une élection de Joe Biden au sommet de l’Etat favoriserait les investissements ESG alors que Donald Trump aurait une influence plutôt négative. Les arguments qui étayent cette thèse sont de deux natures. Des arguments relevant de la stricte régulation interne des Etats-Unis d’une part. Et d’autres part des arguments ayant trait à leur positionnement diplomatique et géopolitique, j’entends par là leur retrait quasi-systématique des traités multilatéraux internationaux. 

Un changement d’orientations réglementaires? 

Le “US department of labor” a fait des propositions réglementaires en ce qui concerne l’investissement ESG. Devant le succès de ce nouveau type d’investissements, l'administration propose un jeu de réglementations visant à clarifier la situation. Selon le DOL, par exemple, les critères ESG devraient être systématiquement subordonnés aux critères de rentabilité. Ces derniers pourraient être pris en compte seulement s’ils ont un impact positif clair sur la valeur économique du projet. 

Le risque réside évidemment dans la difficulté de quantifier à l’instant t l’impact économique des investissements ESG, qui sont souvent visibles sur le long terme. Au risque qu’ils passent à la trappe. Autre source de questionnement, la “Securities and Exchange Commission” a proposé de simplifier et moderniser le règlement S-K qui impose de nombreuses obligations d’informations. Il y a eu quelques précisions concernant le “capital humain”, mais il n’a pas été fait mention du changement climatique. 

Selon Rob Du Boff et Shaheen Contractor, analystes ESG, si Joe Biden était élu il opérerait un turnover dans l’administration. Cette dernière adopterait alors des politiques moins restrictives pour l’investissement durable. D’autant que cela semble aller dans le sens de l’histoire, nous le verrons dans la dernière partie de cet article. 

Le positionnement des Etats-Unis sur la scène mondiale pourrait changer 

D’un point de vue international, une victoire de Joe Biden pourrait conduire les Etats-Unis à se réengager dans un certains nombre de traités internationaux. Certains pourraient être particulièrement favorables aux investissements responsables. Pensons par exemple aux accords de Paris dont Donald Trump avait officiellement décidé de claquer la porte. Ci-jointe, une liste d’institutions que les Etats-Unis ont quittées au cours de la mandature Trump. Ces dernières ont toute de près ou de loin un rôle à jouer sur la définition de critères et de politiques ESG.

“L'exode durable” des capitaux financiers est-il en marche?

L’Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA), est un centre de recherche privé qui s’intéresse aux questions relatives aux marchés de l’énergie. Son ambition affichée est “d’accélérer la transition vers une économie énergétique diversifiée soutenable et rentable”. Il est exclusivement financée par des associations philanthropiques.

Dans son étude “From Zero to 50: Global Finance Is Fleeing Oil and Gas” publiée le 20 Octobre, l’institut souligne que les grands acteurs de la finance mondiale prennent des mesures et se désengagent de plus en plus des activités de forage des sables bitumineux et/ou de forage en Arctique. C’est une tendance de fond qu’ils décrivent. Parmi les 50 acteurs cités dans l’enquête, tous n’en sont pas au même stade. Cocorico, parmi les premiers à s’être engagés dans cette voie, trois d’entre eux sont Français (BNP Paribas, le Crédit Agricole et Axa). Ils étaient d’ailleurs les seuls acteurs privés à s’y risquer au côté de la banque mondiale dès 2017. En 2019, la Banque européenne d’investissements (BEI) a affiché son ambition de ne plus financer les énergies fossiles dès 2022. Une liste des acteurs ayant pris des mesures en ce sens est d’ailleurs rendues publique sur leur site internet. Ce qu’il est intéressant de souligner ici, c’est que les investissements polluants sont abandonnés parce qu’ils deviennent des impasses financières effectives. Le concept de “stranded assets” décrit bien ce phénomène, il s’agit d’actifs qui ont subi des dépréciations imprévues ou prématurées à cause d’un manque d’anticipations.



 


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