Connexion
E-mail
Mot de passe
Retenir
Mot de passe oublié ?
Devenir membre gratuitement
Inscription
Inscription
Devenir membre
Inscription gratuite
Devenir client
Découvrez nos services
Paramètres
Paramètres
Cotations dynamiques 
OFFON

Accueil Zonebourse  >  Actualités  >  Economie / Forex  >  Toute l'info

Actualités : Economie / Forex
Toute l'infoSociétésMarchésEconomie / ForexMat. PremièresTauxBarons de la boursePro. de la financeAgendaSecteurs 
Toute l'infoEconomieDevises / forexStatistiques MacroéconomiquesCryptomonnaiesCybersécuritéCommuniqués

Coronavirus: Accord européen sur le principe d'un plan de relance, pas sur les détails

share with twitter share with LinkedIn share with facebook
23/04/2020 | 22:30
CORONAVIRUS: ACCORD EUROPÉEN POUR UN PLAN ÉCONOMIQUE, PAS SUR LES DÉTAILS

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne se sont entendus jeudi pour constituer un fonds d'urgence de l'ordre de 1.000 milliards d'euros afin de faire face aux conséquences économiques de la crise du coronavirus, tout reportant à l'été les décisions sur les points de divergences.

Après quatre heures de discussions, les "27", qui se sont retrouvaient pour la quatrième fois en visioconférence depuis le début de la crise sanitaire, sont convenus d'intégrer le plan de relance au budget commun pour 2021-2027.

    Ce budget commun, qui représente environ 1% du revenu national brut de l'UE, est l'un des thèmes les plus conflictuels entre les membres. L'augmenter ne sera pas facile, mais le président du Conseil italien Giuseppe Conte a fait état de "grands progrès", à l'issue du Conseil.

    "Il y a un consensus sur la nécessité d'une réponse rapide et forte. C'est une avancée, personne ne conteste qu'on a un besoin de réponse entre 5 et 10 points de notre PIB. Il y a des désaccords qui demeurent sur les mécanismes", a quant lui observé Emmanuel Macron, évoquant le débat entre les partisans des subventions et ceux des prêts.

    "Je le dis sincèrement: si l'Europe contracte des emprunts pour les transférer à d'autres, cela ne sera pas à la hauteur de la réponse dont nous avons besoin", a estimé le chef de l'Etat français.

    Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a quant à elle déclaré aux "27" que la pandémie pourrait réduire la production européenne de 5% à 15%, selon des diplomates et des responsables européens.

    Le PIB de la zone euro devrait se contracter de 5,4% en 2020, ce qui serait sans précédent depuis l'introduction de la monnaie unique en 1999, selon les analystes interrogés par Reuters. Le Fonds monétaire international table, lui, sur une contraction de 7,5%.

    

    "URGENCE POLITIQUE"

    Après des semaines de débats, les chefs d'Etat et de gouvernement ont approuvé un plan de sauvetage de 500 milliards d'euros immédiatement mobilisables pour protéger les emplois, les entreprises et offrir des crédits bon marché aux gouvernements.

L'Italie et l'Espagne ayant été frappées beaucoup plus durement que l'Allemagne, de vieilles rancoeurs ont toutefois refait surface. Il y a deux semaines, les ministres des Finances de la zone euro ont eu toutes les peines du monde à s'entendre et les Pays-Bas se sont opposés à la demande italienne de mutualisation de la dette.

    Guiseppe Conte a souhaité que le fonds de relance soit porté 1.500 milliards d'euros et qu'il soit assorti de subventions pour éviter l'effondrement des pays les plus affectés, ce qui mettrait le marché intérieur en péril.

    "Les subventions sont essentielles", a-t-il souligne, selon des diplomates ayant assisté à la visioconférence. "L'urgence sanitaire est rapidement devenue une urgence sociale. Mais nous sommes maintenant également confrontés à une urgence politique."

    L'Autriche est prête à faire preuve de solidarité, mais "nous devons le faire par le biais de prêts", a rétorqué sur Twitter le chancelier Sebastian Kurz.

Vienne consultera les "pays ayant des points de vue similaires", poursuit-il, évoquant les pays du Nord tels que le Danemark, la Suède, la Finlande et les Pays-Bas, qui ne veulent pas payer pour les pays du Sud jugés moins disciplinés sur le plan budgétaire.

UNE CAPACITÉ COMMUNE D'ENDETTEMENT

    L'Espagne, l'un des pays les plus touchés au monde, milite aux côté l'Italie en faveur des subventions plutôt que des prêts. La France, elle, plaide pour la création d'un fonds qui pourrait d'émettre une dette commune. "Il nous faudra une capacité commune d'endettement pour financer cette réponse", a estimé Emmanuel Macron.

    Angela Merkel s'est voulue conciliante en appelant elle aussi à la constitution d'un fonds de relance majeur après le sommet. "Il était clair pour tout le monde que nous avions besoin d'un tel fonds de relance", a-t-elle déclaré à la presse.

"Je veux dire très clairement qu'une telle solution commune est dans l'intérêt de l'Allemagne, parce que les choses ne peuvent aller bien pour l'Allemagne que si elles vont bien pour l'Europe".

"Nous n'étions pas toujours d'accord, par exemple pour déterminer si cela devait se faire sous forme de subventions ou de prêts, ou sur les modalité de mise en ?uvre, mais nous avons tous convenu que ce fonds de relance devait être étroitement lié au prochain financement à moyen terme", a poursuivi la chancelière.

    Les 27 ont ainsi chargé la Commission européenne de présenter des propositions détaillées d'ici le 6 mai, selon des diplomates.

    Selon la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, les plans mis en oeuvre par les Etats-membres représentent un montant de 1.800 milliards et le nouveau fonds européen de relance serait de l'ordre de 1.000 milliards.

    "Nos estimations actuelles des besoins nous amènent à penser qu'un plafond de ressources propres d'environ 2% du RNB (revenu national brut) pour deux ou trois ans plutôt que de 1,2% sera nécessaire", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse, évoquant la part du budget européen géré par la commission.

"Nous nous dirigeons lentement vers une forme de dette commune. Nous ne l'appellerons jamais 'coronabonds' ou 'eurobonds' et elle sera levée par la Commission plutôt que par les Etats membres ensemble", avait auparavant prédit un diplomate européen impliqué dans la préparation du sommet.

(Jan Strupczewski, Gabriela Baczynska, Robin Emmott, Kate Abnett, Philip Blenkinsop, Francesco Guarascio avec Madeline Chambers et Thomas Escritt à Berlin, Michel Rose à Paris; version française Henri-Pierre André et Jean-Philippe Lefief)

par Robin Emmott et Jan Strupczewski

share with twitter share with LinkedIn share with facebook
Réagir à cet article
dematons - Il y a 2 mois arrow option
Allemagne et Pays Bas, tenez bon.
  
  
  • Publier
    loader
Dernières actualités "Economie / Forex"
17:51SES : Retrait du plan social et négociation d'un plan de maintien dans l'emploi !
PU
17:25La reprise économique aux Etats-Unis menacée par le retour du Covid-19
AW
17:03Résumé des principales informations économiques du jeudi 9 juillet 2020
AW
16:31Faible mobilisation de la filière aéronautique à Toulouse contre les plans sociaux
RE
16:20STEINHOFF INTERNATIONAL N : Conforama obtient la garantie de l'Etat pour 300 millions d'euros de prêts
RE
16:17CITOYENNETÉ DE L'UNION EUROPÉENNE : une nouvelle enquête révèle que les citoyens de l'UE sont mieux informés de leurs droits
PU
15:07USA : 1,314 million de nouveaux inscrits au chômage en une semaine
AW
14:49ETATS-UNIS : inscriptions au chômage meilleures qu'attendu à 1314K
14:44USA : les inscriptions au chômage encore en baisse
CF
14:22DEFR DÉPARTEMENT FÉDÉRAL DE : Il reste des places d'apprentissage vacantes pour l'automne 2020
PU
Dernières actualités "Economie / Forex"