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Mathieu
Burbau

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BREXIT : La dernière ligne droite

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10/12/2018 | 16:08

De l'autre côté du Channel, notre spécialiste du FOREX Mathieu Burbau va nous faire vivre le compte à rebours du Brexit depuis le coeur de Londres. Des pas de danse de Theresa May à l'évolution de la Livre Sterling, des facéties de Boris Johnson aux réunions de la Banque d'Angleterre, vous retrouverez dans cette rubrique toute l'actualité sur cet événement sans précédent.

Mercredi 12 Décembre : Theresa May confortée après l'échec du vote de défiance interne au parti Conservateur

Avec 200 voix pour la soutenir, contre 159 requises, la Première ministre s'imunise contre une nouvelle procédure des "hard Brexiters" de son propre camp pendant au moins un an. Une bouffée d'air salutaire mais loin d'être décisive alors que l'ensemble du Parlement reste hostile au projet d'accord conclu avec l'UE et que les dirigeants européens excluent toujours d'une seule voix la possibilité de le renégocier.

Mercredi 12 Décembre : Vote de défiance au Parlement

Nouvelle épreuve pour Theresa May ce mercredi alors qu'au moins 48 députés de son propre camp, le nombre minimum requis, ont réclamé un vote de défiance contre la cheffe du gouvernement. Celui-ci se déroulera entre 19h et 21h heure de Paris et devra reccueillir une majorité de 159 voix sur 315 sièges Tories pour la renverser. La réaction haussière du Sterling sur le marché des changes suggère néanmoins que la Première ministre serait en passe de survivre à cette procédure.

Lundi 10 Décembre :  Report du vote au Parlement



Face à la large majorité de députés qui avait déjà annoncé qu’elle s‘opposerait à la ratification de l’accord sur le Brexit, Theresa May a été contrainte de reporter le vote au Parlement initialement prévu ce mardi 11 Décembre.

La Première ministre a prévenu qu’elle allait retourner à Bruxelles avant le sommet du 13/14 Décembre pour obtenir des « garanties supplémentaires » au sujet du filet de sécurité prévu pour l’Irlande du Nord, épicentre des tensions outre-Manche.

La Commission européenne a toutefois rapidement fait savoir qu’elle n’avait pas l’intention de renégocier l’accord, renforçant l’hypothèse d’un Brexit sans accord.

En cas d’un vote de défiance au sein de son propre camp ou d’une motion de censure à la Chambre des communes, Theresa May pourrait être contrainte de quitter ses fonctions pour laisser la place à un nouveau gouvernement ou à des élections législatives anticipées.

Dans le même temps, la Cour de justice de l’UE a rendu son verdict quant à l’article 50 de la Constitution européenne en indiquant, conformément à ce qui avait été annoncé par son avocat général, que le Royaume-Uni pouvait décider d’annuler unilatéralement sa sortie. Une décision qui conforte les europhiles dans l’idée d’organiser un second référendum.


Mardi 4 Décembre : Outrage au Parlement

Alors qu'il a refusé de publier l'intégralité d'un avis juridique sur l'accord conclu avec l'UE, le gouvernement britannique essuie un revers encombrant à la Chambre des communes où les députés ont validé un "outrage au Parlement" à 311 voix contre 293. Une procédure qui a, au passage, retardé le coup d'envoi de 5 jours de débats parlementaires sur le Brexit. A une semaine d'un vote historique, Theresa May semble à nouveau sur la sellette.

Et si la Première ministre était finalement poussée vers la sortie, l'avocat général de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) confirme que le Royaume-Uni aurait alors la possibilité, bien que peu crédible à ce stade, de décider unilatéralement de renoncer à quitter l'Europe. Un avis qui n'engage pour le moment pas les juges de l'institution.


Lundi 3 Décembre : Un nouveau ministre démissionne

Tandis que Theresa May s'active en coulisses pour rassembler, d'ici le 11 Décembre, les députés derrière l'accord avec l'UE, Sam Gyimah, ministre des sciences et des universités, qui avait défendu un maintien dans l'Europe en 2016, claque à son tour la porte du gouvernement.

"Nous avons renoncé à notre voix, notre vote et notre droit de veto" a t-il déploré pour justifier une décision survenue vendredi dernier. Problématiques de calendrier mises à part, celle-ci relance les spéculations autour de l'organisation d'un second référendum si la Première ministre devait être renversée par le Parlement.

Jeudi 28 Novembre : Pas de nouveau référendum, Parlement divisé et perspectives sombres en cas de no-deal


Theresa May l’a une nouvelle fois martelé, il n’y aura pas de nouveau référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne. Une ligne directrice qui dessine deux scénarios bien distincts.

Option 1 : le projet d’accord défendue par la Première ministre est ratifié par le Parlement britannique le 11 décembre. Dans cette optique, la résidente du 10 Downing Street voyage cette semaine à travers le Royaume-Uni pour expliquer qu’il n’existe pas d’autre accord possible avec Bruxelles, notamment en Irlande du Nord et en Ecosse, où les indépendantistes s’opposent au projet actuel, 

Option 2 : les députés de Westminster rejettent le texte et la perspective d’un no deal réapparaitrait. Selon la Banque d’Angleterre, la Livre pourrait alors se déprécier à court terme de 25%, l’inflation grimper à +6.5% en rythme annuel, le PIB reculer de 8%, le chômage grimper à 7,5% et l’immobilier s’effondrer à hauteur de 30%.

De quoi soutenir la position des europhiles qui dénoncent encore les « fausses promesses » des Brexiters au moment de la campagne qui avait précédé le référendum de juin 2016.


Mardi 27 Novembre : Trump fustige l'accord sur le Brexit



Alors qu'on connait désormais la date officielle du vote du Parlement britannique qui se déroulera le 11 décembre prochain, Theresa May s'est trouvé un nouveau détracteur en la personne du président américain. Donald Trump est en effet monté au créneau lundi soir en déclarant que l'accord conclu entre l'UE et le Royaume-Uni pourrait nuire aux échanges entre Londres et Washington, un croche-patte en bonne et due forme à la Première ministre, apportant de l'eau au moulin des Brexiters les plus radicaux. Entre populistes, on se comprend et on s'entraide. La cheffe du gouvernement a rapidement réagi outre-Manche en soutenant que les Britanniques resteraient libres de conclure des ententes commerciales avec tous les pays du monde.

Lundi 26 Novembre : Les 27 valident l'accord de retrait et la déclaration politique

A l'occasion du sommet extraordinaire hier, les dirigeants de l'UE ont "endossé l'accord de retrait et la déclaration politique sur les futures relations" entre Londres et Bruxelles, a déclaré Donald Tusk, président du Conseil européen.

Le texte devra désormais passer l'épreuve de la ratification aux parlements, à Strasbourg d'une part, mais surtout à Westminster où Theresa May peine toujours à rassembler son propre camp.

Jeudi 22 Novembre : Accord sur les liens post-Brexit, différends sur la pêche et Gibraltar

Londres et Bruxelles ont entériné une "déclaration politique" qui dessine les contours des liens qui uniront les deux parties après la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Celle-ci sera soumise à validation lors du sommet de ce dimanche.

Deux sujets restent en revanche toujours à dénouer. D'abord Madrid revendique la souveraineté de Gibraltar, territoire britannique situé au sud de l'Espagne. Enfin la question relative aux droits de pêche accordés aux européens dans les eaux britanniques n'aurait pas non plus encore été réglée.

Mercredi 21 Novembre : "De très bon progrès mais le travail continue"

La rencontre entre Theresa May et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker aurait en effet permis des avancées significatives selon l'exécutif européen. La Première ministre britannique se rendra de nouveau à Bruxelles ce samedi pour poursuivre les discussions destinées à finaliser l'accord publié la semaine passée, à la veille d'un sommet extraordinaire consacré à son adoption.

Lundi 19 Novembre : Une semaine capitale

Renforcée par plusieurs soutiens au sein de son gouvernement, Theresa May rencontrera le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker cette semaine pour évoquer "la relation future" entre le Royaume-Uni et l’UE avant un sommet dédié au Brexit dimanche 25 Novembre.

Si Amber Rudd fait son retour au cabinet en s’emparant du portefeuille du travail et des retraites ou que Stephen Barclay, avocat eurosceptique de 46 ans, succède à Dominic Raab au ministère consacré au Brexit, deux autres responsables de poids, Michael Gove à l’environnement et Liam Fox au Commerce international, ont aussi exprimé leur confiance à l’égard de la cheffe du gouvernement.

Ces deux derniers s’inscrivent toutefois parmi les cinq ministres pro-Brexit (en compagnie de Andrea Leadsom, Penny Mordaunt et Chris Grayling) qui font pression pour une reprise des négociations à Bruxelles. Pourtant Theresa May tient la barre et affirme avec autorité dans le Sun on Sunday, le journal le plus lu outre-Manche, qu’il n’existait « pas d’alternative » à l’accord actuel.


Vendredi 16 Novembre : L’avenir de Theresa May se joue en ce moment



Selon des informations de presse, une motion de censure contre le gouvernement pourrait provoquer un vote de confiance au Parlement dès aujourd’hui. 48 Conservateurs, soit le nombre minimum requis, se seraient en effet entendus pour renverser la Première ministre.

En conséquence, si au moins 159 députés Tories sur 315 souhaitent le départ de Theresa May, celle-ci sera contrainte de plier bagage, son accord de 600 pages sous le bras, plongeant le Royaume-Uni dans une nouvelle période d’instabilité politique à seulement quatre mois du Brexit.

Dans le cas inverse, le statut de celle qui a résisté à toutes les secousses depuis désormais 28 mois se renforcerait significativement au meilleur des moments.

Jeudi 15 Novembre : Hécatombe

Au lendemain de la publication de l'accord, pas moins de cinq responsables britanniques claquent la porte du gouvernement.

Ainsi Dominic Raab, ministre chargé du Brexit, et sa secrétaire d'Etat Suella Braverman, se désolidarisent de leur Première ministre, de plus en plus isolée.

Pour Esther McVey, secrétaire d'Etat au Travail et aux Retraites, "l'accord présenté au gouvernement n'honore pas le résultat du référendum".

Shailesh Vara, secrétaire d'Etat à l'Irlande du Nord, estime de la même façon que le texte ne répond pas à la volonté des Britanniques.

Enfin Anne-Marie Trevelyan, sous-secrétaire parlementaire de l'Enseignement, quitte également ses fonctions.

Mercredi 14 Novembre : Accord de façade

Si un accord de 585 pages, réglant la plupart des question relatives au divorce entre l'UE et le Royaume-Uni, a été publié ce mercredi à Bruxelles, les interrogations au sujet du cas irlandais demeurent. Le temps presse et il fallait annoncer quelque chose. Faute de mieux, Londres restera dans l’Union douanière après la fin de la période de transition (actuellement décembre 2020) jusqu’à ce qu’un accord de libre-échange soit conclu. Un « filet de sécurité », destiné à éviter de rétablir une frontière physique entre Dublin et Belfast, offrirait alors un statut particulier à l’Irlande du Nord.

Des annonces qui font grincer des dents outre-Manche, chez les eurosceptiques comme chez les Remainers. Pour les indépendantistes irlandais du DUP ou les Brexiters, le texte est trop favorable à l’Europe et place Londres sous tutelle de Bruxelles pour une période indéterminée. Pour Tony Blair, opposé au Brexit, l’accord est pire que tout. Pour Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise pro-européenne, le statut de l’Irlande du Nord doit être étendu à l’ensemble du Royaume-Uni.

Pas sûr donc de voir enfin le bout du tunnel. Si le cabinet de Theresa May, composé de ses principaux ministres, invite le gouvernement à valider l'entente, les rumeurs au sujet d'un vote de défiance, qui pourrait coûter sa place à la Première ministre, s'intensifient. Et même si la résidente du 10 Downing street restait en fonction, l'accord devra obtenir l'aval très hypothétique des députés de la Chambre des Communes, puis des 27 autres parlements nationaux de l'Union européenne.


Lundi 12 Novembre : Nouvelle vague de démissions en ligne de mire

Selon le Sunday Times, quatre ministres opposés au Brexit seraient sur le point de quitter le gouvernement britannique dans le sillage de la démission vendredi de Jo Johnson, secrétaire d’Etat aux transports, favorable à une nouvelle consultation du peuple, et accessoirement frère de Boris Johnson, l’ancien maire charismatique de Londres.

L’UE s’opposerait par ailleurs à un accord douanier provisoire durant la période de transition pour contourner le problème de la frontière irlandaise. Bruxelles souhaite ainsi éviter que Londres ne puisse décider de s’émanciper des règles européennes avant la fin des négociations commerciales entre les deux parties, soit en choisissant unilatéralement de quitter l’Union douanière, soit en faisant du dumping au sein-même de celle-ci.

Mercredi 7 Novembre : "Trois pas en avant, deux pas en arrière"

Une formule prémonitoire du secrétaire général de la Commission européenne Martin Seylmar mardi soir alors que Michel Barnier a jugé ce mercredi sur Twitter que les avancées étaient toujours insuffisantes, douchant les espoirs quant à l'organisation d'un sommet exraordinaire consacré au Brexit en Novembre.

Le traditionnel rassemblement de fin d'année se tiendra lui les 13 et 14 Décembre et sera sans doute la dernière chance de parvenir à un accord en donnant assez de temps aux parlements nationaux pour le ratifier avant le 29 Mars prochain, la date officielle du divorce.

Lundi 5 Novembre : 70 chefs d'entreprises britanniques réclament un nouveau vote

Sans faire référence à l'organisation d'un second référendum, les grands patrons montent au créneau outre-Manche en publiant une lettre dans le Sunday Times. Craignant un "Brexit dur destructeur", potentiellement "mauvais pour les affaires et pour les travailleurs", il estiment que le "choix final" doit revenir au peuple.

De son côté, le gouvernement estime, par la voix de son secrétaire d'Etat au Trésor John Glenn, qu'un accord entre Londres et Bruxelles sur les services financiers post-Brexit est imminent. Une déclaration en ligne avec les informations de presse parues la semaine passée.

Enfin toujours dans le journal du dimanche britannique, la Une fait annonce un "accord secret" de Theresay May et évoque une concession inattendue de l'UE sur la frontière irlandaise. Un porte-parole de la Première Ministre a toutefois qualifié ces éléments de pures "spéculations".

Mercredi 1er Novembre : Démentis d'un accord sur les services financiers

Bien que Michel Barnier et le gouvernement britannique aient démenti une information du quotidien The Times selon laquelle un accord sur les services financiers, secteur-clé outre-Manche, serait imminent, la Livre Sterling s'envole face à l'Euro et au Dollar sur le marché des changes.

De quoi éclipser le vote à l'unanimité de la BoE pour un maintien de son taux directeur à 0.75%. La banque centrale prévoit désormais trois relèvements monétaire au cours des trois prochaines années en cas de Brexit soft, contre un seul auparavant. Dans le scénario d'une sortie désordonnée, les argentiers britanniques seraient pris en étau entre une inflation soutenue par une potentielle chute de la Livre et une croissance chahutée par une baisse de l'activité économique. Pour le président de l'institution Mark Carney, l'impact d'un Brexit dur sur l'équilibre entre l'offre, la demande et le taux de change n'étant pas connu à l'avance, la réponse en matière de politique monétaire pourrait "aller dans les deux sens".

Mardi 31 octobre 2018 : Accord en vue selon Dominic Raab

Dans une lettre adressée à des parlementaires, datée du 24 octobre et publiée ce mercredi, le ministre du Brexit Dominic Raab pense parvenir à un accord avec l'UE d'ici le 21 Novembre prochain. Si, selon lui, "95% de l'accord de retrait est maintenant réglé", le gouvernement, toujours dans l'impasse sur le cas irlandais, ne semble pas si disposé à s'avancer en matière de calendrier.

Mardi 30 octobre 2018 : Dernier budget avant le Brexit

Sortie de l’UE oblige, le Chancelier de l’Echiquier Philip Hammond a présenté le prochain budget britannique avec quelques semaines d’avance.

S’il a prévenu qu’un « no deal » dans cinq mois obligerait le gouvernement à revoir sa copie, ce partisan d’un Brexit soft a néanmoins pu compter sur un coup de pouce du destin alors que la croissance vient d’être révisée en hausse, de +1.3 à +1.6% pour 2019, de +1.3 à +1.4% pour 2020.

Une perspective synonyme de cagnotte fiscale qui, ajoutée à une nouvelle taxe sur les géants du net à partir d’avril 2020, va permettre au Royaume-Uni d’en finir avec huit années d’austérité, tuant dans l’œuf les promesses de l’opposition travailliste.

A l’heure où les incertitudes entourant le divorce entre Londres et Bruxelles n’ont jamais été si grandes, le paradoxe est remarquable.

Vendredi 26 octobre 2018 : La guerre des pourcentages
 
Pour Theresa May, Première ministre britannique, l'accord sur le Brexit est bouclé à 95%. Pour Michel Barnier, négociateur en chef pour l'UE, à 90%. Pour Guy Verhofstadt, coordinateur du parlement européen pour le Brexit, l'entente est en revanche "réglé à 0%" tant que le cas de la frontière irlandaise reste dans l'impasse.
 
Dans un show devant la commission parlementaire à Strasbourg, le politicien belge a même raillé les difficultés britanniques avec le "système métrique".

Mercredi 24 octobre 2018 : 

Sans surprise, Theresa May est rentrée à Londres sans obtenir d’avancées majeures à Bruxelles lors du sommet de la semaine passée.

Se présentant lundi à la Chambre basse du Parlement, la Première ministre a appelé les députés à la soutenir dans la dernière ligne droite, estimant qu’un accord serait bouclé à 95%, tout en reconnaissant que les tractations entrent dans leur phase la plus difficile.

Si un terrain d’entente aurait récemment été trouvé pour Gibraltar, territoire britannique au sud de l’Espagne ou quant à la future collaboration avec l’UE en matière de sécurité, le cas de l’Irlande reste dans l’impasse. Theresa May rejette en bloc les propositions de Bruxelles en la matière et propose soit un espace douanier temporaire, soit une prolongation de la période de transition « dans certaines circonstances ». Cette dernière hypothèse irrite particulièrement sa famille politique, à la fois chez les pro-UE et du côté des eurosceptiques.

Si suffisamment de Tories ralliaient les adversaires de la cheffe du gouvernement, un vote de confiance pourrait même, à cinq mois du Brexit, déclencher le siège éjectable du 10 Downing Street.

 

Mathieu Burbau
© Zonebourse.com 2018
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