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Bonus salariaux contre malus environnemental: les entreprises peinent à

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31/03/2019 | 06:16

recruter en Asie

Ce papier est le dernier volet d'une série sur la pollution de l'air en Asie

HONG KONG (awp/afp) - Salaires généreux, vastes appartements, congés supplémentaires et "bonus pollution": elles ont beau promettre moult avantages, les entreprises ont du mal à convaincre les cadres d'aller travailler en Asie, une région connue pour la nocivité de son air.

L'air empoisonné qu'on respire une bonne partie de l'année dans des grandes villes comme Pékin ou New Delhi est un repoussoir pour des gens qui pourraient être tentés par les opportunités économiques croissantes de l'Asie, préviennent les analystes. Les entreprises ont par conséquent du mal à recruter et même à garder leurs employés.

D'après l'ONU Environnement, 92% des habitants de l'Asie-Pacifique sont exposés à des taux de pollution qui posent un risque élevé pour la santé.

Les entreprises déploient des trésors d'imagination pour recruter, comme par exemple offrir aux salariés des congés spécifiquement destinés à fuir la pollution ou arranger leurs horaires afin de leur permettre de vivre dans des quartiers moins pollués, explique Lee Quane, directeur pour l'Asie du cabinet de consultants ECA International.

Dans les lieux très pollués, "on recommande un bonus équivalent à 10% ou 20% du salaire de base", dit-il. Son cabinet utilise un système d'évaluation des compensations à l'expatriation qui comprend aussi des critères comme les taux de criminalité ou l'accès aux services.

Parmi les autres mesures incitatives, figurent la fourniture de dépollueurs d'air au bureau comme au domicile, des masques respiratoires et des bilans santé réguliers.

"Si on regarde les coûts associés à ce genre de choses simples, on parle probablement d'un minimum de 5.000 à 10.000 dollars annuels", poursuit M. Quane.

En 2014, Panasonic avait confirmé offrir une "prime à la pollution" pour ses employés travaillant en Chine. D'après les médias, Coca Cola accorde dans ce pays une compensation représentant 15% environ du salaire.

Constamment malade

La Chine a depuis entrepris des démarches pour améliorer la qualité de l'air mais Pékin, comme de nombreux centres urbains d'Asie du Sud, dont la capitale indienne, dépassent régulièrement les niveaux de pollution recommandés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

En conséquence, le "calibre" des employés recrutés est en baisse car les entreprises sont obligées de choisir du personnel moins qualifié, déclare M. Quane.

Patrick Behar-Courtois, qui a dirigé pendant plus de dix ans un cabinet de consultants à Shanghai, renchérit. Des "propositions financières généreuses" ne suffisaient pas à contrebalancer les inquiétudes des gens qualifiés qu'il voulait embaucher.

"J'ai dû revoir ma politique de recrutement et chercher des gens sur place. Cela signifie évidemment que j'ai eu des profils moins expérimentés et j'ai dû passer plus de temps à les former", dit-il.

Les cadres avec enfants sont particulièrement difficiles à convaincre. L'OMS prévient que les plus jeunes sont particulièrement vulnérables à la pollution de l'air et risquent de souffrir toute leur vie de problèmes de santé.

Eddy Tiftik a construit sa carrière en Chine où il occupait des fonctions élevées chez l'un des plus grands promoteurs immobiliers du monde. Mais il s'est dit qu'il n'avait d'autre choix que de partir de Pékin pour la santé de sa famille. Son fils de cinq ans avait de l'asthme et était constamment malade. "Trois semaines par mois, il faisait des allers-retours entre la maison et l'hôpital", raconte son père à l'AFP.

Renoncer à sa carrière

L'Inde a l'un des taux de croissance parmi les plus élevés du monde mais compte aussi sept des villes les plus polluées de la planète, selon une étude récente de Greenpeace et d'IQ Air Visual.

"Tous les cadres dirigeants veulent avoir une expérience indienne sur leur CV. Mais ils ont peur de la pollution et de ses effets sur la santé", commente Atul Vohra, du cabinet de recrutement international Transearch.

Ces problèmes n'inquiètent pas que les expatriés, dit-il. Les Indiens refusent aussi des emplois dans les endroits où l'air est nocif.

Beaucoup considèrent que le jeu n'en vaut pas la chandelle.

M. Behar-Courtois a quitté récemment Shanghaï, où la qualité de l'air s'est dégradée ces dernières années, quand sa femme a développé des problèmes de thyroïde qu'il pense liés à la pollution.

"Ces trois à cinq dernières années, j'ai vu beaucoup de gens, surtout ceux avec des enfants, choisir de mettre un terme à leur carrière ici et de déménager", dit-il. Lui-même travaille désormais comme professeur à Zhuhai, ville du sud de la Chine où l'air est plus propre.

M. Tiftik explique que les symptômes de son fils ont disparu quand la famille est partie vivre à Bangkok. La capitale de la Thaïlande souffre elle-même de pollution mais à des niveaux moindres que Pékin.

Mais si la pollution asiatique s'aggrave, il envisagera d'abandonner complètement la région même si sa maîtrise du mandarin lui donne un avantage concurrentiel certain sur le marché asiatique.

"Ma carrière est très importante mais la santé de ma famille l'est plus".

cla/lto/ev/jac/ak

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